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Banque mondiale : « L’économie ivoirienne se porte toujours bien mais… », Jacques Morisset

Dans la conclusion de son 9e rapport sur la situation économique en Côte d'Ivoire, publié jeudi, la Banque mondiale affirme que l’économie ivoirienne se porte bien, mais qu’elle devrait s’adapter à une nouvelle réalité dans le secteur du cacao. 
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Les BTP, les télécommunications et l’agro-alimentaire portent la croissance économique

La Banque mondiale relève que certains secteurs comme l’agro-alimentaire (+0,41%), les télécommunications (0,80%) et les BTP (+0,30%) connaissent une forte progression, contribuant à la croissance économique nationale de 7,4 % en 2018 et de 7,2 % attendus en 2019, ainsi qu'au financement du déficit du compte courant qui s'est détérioré de 2,7% à 4,7% du PIB entre 2017 et 2018.

A l’inverse, l’agriculture d’exportation (-0,81%), l’agriculture vivrière (-0,50%) et les services d’administration publique (-0,39%) ont connu un ralentissement, impactant négativement l’économie nationale.

54,9 % des producteurs de cacao ivoiriens vivent sous le seuil de pauvreté

La Banque mondiale a tout naturellement émis des inquiétudes à l'égard de l'agriculture et du secteur cacao en particulier. Elle note  qu’au niveau de la production, « Le secteur agricole a beaucoup ralenti, notamment les productions de cacao et d’anacarde qui n’ont augmenté respectivement que de 4 % et de 7 % en 2018 contre 24 % et 9 % en 2017 ».

Pour l’organisme, « Ces chiffres rappellent la vulnérabilité de ce secteur aux chocs climatiques et aux termes de l’échange qui ont été moins favorables en 2018 ». Conséquence : un impact certain sur les finances publiques, expliquant en partie la baisse des recettes fiscales de 0,7% du PIB entre 2012 et 2018.

La Banque mondiale constate également que les cacaoculteurs demeurent pauvres. « 54,9 % des producteurs de cacao ivoiriens et leurs familles, vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté, indique le rapport. Alors que la Côte d'Ivoire fournit 40% du cacao mondial, il ne perçoit que 5 à 7% des gains générés par cette filière au niveau mondial ».

Ce que propose la Banque mondiale pour la cacaoculture

Pour résoudre le problème, il ne s’agira pas seulement de proposer un prix plancher. L’institution bancaire pense qu’il faut « lancer une révolution technologique pour accroître les rendements afin de favoriser le reboisement et améliorer le revenu des producteurs. Ensuite, « mettre en place des systèmes de traçabilité pour garantir un cacao responsable auprès des consommateurs ».

Enfin, « développer l’industrie locale de transformation du cacao pour répondre à la demande locale, développer un label d’origine plus attractif pour les consommateurs et tirer parti de la croissance de la demande asiatique de produits intermédiaires ».



Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com

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