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Economie : La Côte d’Ivoire autosuffisante en riz d’ici 2021 (Dg Aderiz)

Le directeur général de l’agence pour le développement de la filière riz, Yacouba Dembélé, a affirmé lundi à Guiguidou (Divo) son optimisme de voir la Côte d’Ivoire autosuffisante en riz d’ici 2021.
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« La demande sur le marché est autour de 1.900.000 tonnes et nous ne produisons aujourd’hui que 1.300.000 tonnes » a expliqué Yacouba Dembélé, assurant que « nous avons de très bonnes variétés mais notre capacité de transformation n’est pas encore à la mesure de la demande ».

La Côte d’Ivoire jouit d’un grand potentiel naturel pouvant lui permettre de produire du riz en grande quantité et la mission de l’Aderiz consiste à faire en sorte que « sur l’ensemble de la chaîne des valeurs, chaque acteur, producteur, transformateur et distributeur puisse avoir les meilleures conditions pour faire son activité ».

Déjà au niveau de la production, les stratégies mises en place ont permis d’obtenir un rendement de 5,5 tonnes à l’hectare contre 3,5 t/ha pour le riz irrigué et 1,5 t ha pour le riz pluvial qui affichait un rendement de 0,8 tonnes à l’hectare.

Par ailleurs sur une trentaine de variétés de riz expérimentées et croisées grâce à la coopération chinoise, quatre ont retenu l’attention des chercheurs car répondant non seulement aux critères de la demande locale mais s’adaptent aisément aux critères liés au sol et au climat ivoirien. Pour accroître ses performances, l’Etat ivoirien mise entre autres sur la mécanisation de la production.

A cet effet, les acteurs de la filière notamment les jeunes sont régulièrement invités à se constituer en sociétés. Il s’agit de petites et moyennes entreprises agricoles dont l’une des missions sera d’être des prestataires de services à la disposition des paysans.

« Nous voulons de plus en plus organiser les jeunes à créer de petites sociétés que nous allons équiper. C’est ceux-là qui auront des contrats avec vous”, a affirmé le directeur de l’Aderiz.

« Le paysan n’a pas forcément besoin d’avoir un tracteur. Le paysan veut que son labour soit fait, que son planage soit fait », indique-t-il avant d’ajouter que ce sont les Pmea en qualité de prestataires de services qui doivent réaliser ce type de travaux pour l’agriculteur.

Pour l’atteinte de ses objectifs de croissance, la Côte d’Ivoire est accompagnée par la République populaire de Chine, deux pays liés par une convention d’assistance technique. C’est d’ailleurs dans le cadre de l’exécution de cette convention que le pays du soleil levant a remis jeudi dernier à la Côte d’Ivoire du matériel agricole dont des machines à produire comme moissonneuse-batteuse, des motoculteurs, des repiqueuses et des machines de traitement de semences.

Les experts du riz visent à l’horizon 2021, en même temps que l’autosuffisance, le statut de pays exportateur de riz. La coopération ivoiro-chinoise a donné naissance dans les années 90 au périmètre rizicole de Guiguidou, région du Lôh-Djiboua.

Ce vaste champs tient lieu d’espace d’expérimentation où producteurs individuels ou en groupement bénéficient chaque année de programmes de formation, le tout dans la perspective de l’amélioration quantitative et qualitative du label du riz ivoirien.



Paula K. avec Natacha Kouakou, Correspondant/Akody.com
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