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Economie : Monnaie unique, s’achemine-t-on vers deux devises ?

Samedi dernier, les dirigeants de la CEDEAO ont adopté « Eco » comme nom de la monnaie unique, prévue rentrer en vigueur en 2020. C’est dans cette attente que le Président Ouattara convoque une réunion des pays ouest-africains, partageant le Franc CFA. Quel est le but de ce conclave qui n’a pas lieu d’être ? {{AD}}

Lors de la 55e session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui s'est tenue le samedi 29 juin à Abuja, les dirigeants présents ont choisi « Eco » comme nom de la monnaie unique de la CEDEAO. C’était là la dernière étape de la création de la nouvelle monnaie commune. Cette remplaçante du très polémique Franc CFA, devrait rentrer en vigueur en 2020.

L’étrange communiqué du Conseil des Ministres

Alors que tous les regards sont désormais braqués sur cette date, le Président ivoirien initie une manœuvre qui suscite des interrogations. En effet, dans le communiqué final du Conseil des ministres hebdomadaire du mercredi dernier, le porte-parole du gouvernement, le Ministre Sidi Tiémoko Touré, annonce que « Le 12 juillet 2019, la Côte d’Ivoire organisera le Sommet des Chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ». L’on est en droit de se demander : pourquoi le Chef de l’Etat ivoirien convoque un conclave des pays partageant le Franc CFA ? Que vont-ils encore se dire, loin des pays anglophones ? S’agira-t-il de faire un point entre « partenaires historiques » avant d’abandonner définitivement le Franc CFA ? Ou est-il question de se rétracter et de fausser route au Nigeria et au Ghana ?

Le scénario de deux Banques centrales

Selon certaines indiscrétions, le Président ivoirien tient toujours au Franc CFA, qu’il n’a eu de cesse de défendre ces dernières années. Lors de son passage à l'Élysée en février 2019, il avait fait une déclaration qui provoque encore l’ire des souverainistes.

« Nous sommes très, très heureux d’avoir cette monnaie qui est stabilisante », avait-il dit. Le président sénégalais Macky Sall a le même refrain, avec une gamme plus haute. Si Alassane Ouattara faisait marche arrière, que se passerait-il ? Dans une telle configuration, il pourrait se créer deux zones monétaires (Banques centrales). L’une anglophone et lusophone, et l’autre francophone. La première serait gérée par le Nigeria avec pour siège Abuja ; la seconde par la Côte d’Ivoire avec son siège à Abidjan. Cette potentielle scission sera la conséquence d’une exigence des pays anglophones : que la nouvelle monnaie unique ne soit pas logée dans le Trésor Français.



Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com



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