Hiré/Mine d'or d'Agbaou : Propriétaires terriens et ENDEAVOUR à couteaux tirés

Cinq années après l’installation de la société minière canadienne Endeavour à Agbaou (Hiré), c’est toujours la croix et la bannière pour les populations. Pis, celles-ci sont expropriées de leurs terres et livrés en pâture à toute pollution environnementale.


Grosse désillusion. Les populations d’Agbaou dans la commune de Hiré sont passées par toutes les émotions. De l’espoir d’une vie meilleure avec l’installation de la société minière Endeavour en 2012 sur leurs terres à la désolation. Cette entreprise canadienne dotée d’un investissement de 80 milliards Frs Cfa avec un gisement de 35 tonnes pour une durée d'exploitation de 10 ans à raison de 3 tonnes par an, Endeavour offre, selon elle, 200 emplois directs et plus de 700 emplois indirects. De la poudre aux yeux, répondent les populations qui l’accusent d’abuser d’eux et de violer le code minier.

« Lors de leur arrivée, ils ne nous ont pas consulté, ni contacté avant d'occuper nos terres. Ils ont avancé comme argument qu'ils avaient le permis d'exploitation qui leur donnait le droit. Or la loi sur le code minier est claire sur ce point. », se plaint Ahoukpé Agneza. Pris la main dans le sac, les responsables de l’entreprise, poursuit-il, tentent de l’amadouer. Ce qu’il refuse. Ses griefs auprès du sous-préfet de Hiré, Ahui  Benjamin et du préfet de région d'alors Kpandro Joseph, resteront vains et il ne rentrera point en possession de son indemnisation estimée à 200.000 Frs Cfa l’hectare.

A cela s’ajoute les problèmes sanitaires inhérents au non-respect des principes du code minier. « Le parc à cyanure de Endeavour est à moins de 2 mètres des plantations. Si vous allez dans nos champs qui malheureusement sont au sein de la mine, vous allez voir les canaux du cyanure longés les champs. Quand on rentre les soirs, nos yeux, notre peau nous gratte. On ressent des douleurs, des courbatures du fait de l'Inhalation de ce produit », révèle Bouazo Ouguignon, propriétaire de culture au sein de la mine d'Or d'Agbaou. Tous accusent Dr Goh Denis, directeur des relations communautaires, d’être responsable de leurs souffrances. Enfin, elles exigent leurs indemnisations immédiates ainsi que leur relocalisation.

Imatin

Laisser un commentaire

Publicite
Publicite
PEAK : 1657368 : 1.58 mb
MEMORY : 1451616 : 1.38 mb