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Interview avec M.Yaya KONE

‘’L’économie numérique permettra de redynamiser l’économie ivoirienne’’

Sur le chemin de l’émergence, la Côte d’Ivoire peut indubitablement compter sur sa vaillante jeunesse. Cette jeunesse pétrie de talents qui ne cesse de séduire et d’épater par sa créativité et son indicible ingéniosité.

Consultant digital pour plusieurs entreprises françaises et ivoiriennes, Co-fondateur de ‘’Wanaci’’, une agence de communication digitale, Yaya Koné, fait partie de ces jeunes qui constituent justement une valeur sûre pour la terre d’Eburnie. Quel est  le parcours de ce jeune homme dynamique qui soufflera en juillet prochain sa 32e bougie ? Quelle est donc sa vision pour son pays ? Quelles sont ses activités ? Bref ! Découvrez-le dans cette interview qu’il a accepté de nous accorder.

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M. Koné, retracez-nous brièvement votre parcours académique ?

 

Titulaire d’un Master 2 de recherche en Anglais à l’Université de Bouaké, je termine actuellement une thèse en étude Anglo-Irlandaise.

 

 

2.           Comment se fait votre migration de l’Anglais vers le domaine du Web?

Ma migration vers le Web s’est faite naturellement. Je suis un passionné des nouvelles technologies et après des MOOCS (Massive Open Online Course) sur des cours à caractères digitaux, j’ai décidé de m’orienter vers le digital. Aussi, j’ai eu à participer à des barcamps (rencontres qui ont la forme d’ateliers d’échange)  en France et à Abidjan qui m'ont permis effectivement de mieux me consacrer à ce secteur d’activité.

 

3.           Nous en venons maintenant ‘’ Wanaci’’, une startup dont vous êtes co-fondateur. Pouvez-vous, nous la présenter ?

 

Wanaci est un acronyme en Anglais qui signifie : we are new Africans of Côte d’Ivoire. En français, cela revient à dire que  nous sommes une nouvelle génération d’Africains issus de la Côte d’Ivoire. C’est une déclinaison de la touche qu’on avait voulu ajouter au sein de notre agence pour être dans un contexte certes local mais tourné vers l’extérieur. On a créé l’Agence en Janvier 2015 exactement. Elle est spécialisée dans la communication, la transformation et l’innovation digitale. Notre siège est basé à Abidjan, précisément à Angré, dans la commune de Cocody.

 

 

4.           Dans la présentation de ‘’Wanaci’’, vous avez fait mention des notions de : communication digitale, de transformation et d’innovation digitale. Pouvez-vous nous expliquer brièvement ses termes ?

 

La communication digitale est une nouvelle discipline de la communication qui désigne l’ensemble des actions visant à diffuser des messages par le biais d’un média numérique : le web, médias sociaux, applications et autres.  Quant à la transformation digitale, il s’agit de l’usage de nouvelles technologies pour améliorer fondamentalement la performance des entreprises, mais aussi la productivité.

 

5.           Comment vous est venue l’idée de mettre en place cette structure ?

 

L’idée nous est venue par un manque de digitalisation véritable des entreprises ivoiriennes. Aussi, les conditions s’y prêtaient, vu que que la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CEGCI), avait initié les journées des entreprises numériques. Le but était de placer la mobilité au cœur des entreprises. On s’est dit qu’il fallait faire quelque chose au vu de nos diverses expériences.

 

6.           Quelles sont concrètement les missions et  les prestations qu’offrent ‘’Wanaci’’ ?

Les missions sont diverses. On a en charge la stratégie digitale des entreprises avec lesquelles nous travaillons.  Nous conseillons également nos clients sur la stratégie de communication à déployer, mais aussi  sur les dispositifs intégrés à prévoir. Nous sommes une DAOR (Digital Agency of Record), c’est-à-dire que nous prenons donc en charge l’intégralité des besoins de nos clients sur une période définie.

 

7.           Quelles sont les institutions et entreprises qui ont déjà bénéficié de vos prestations ?

En Côte d'ivoire, nous travaillons avec le CGECI, YooMeeci, Lonaci. Nous avons aussi des clients en France et à Londres.

 

8.     Quels sont vos motifs de satisfaction à mi-parcours ?

 

Nous sommes une jeune équipe et pour le moment, on ne peut parler de satisfaction. On continue de travailler dans le but de mieux développer notre business.

 

9.           Quelles sont vos perspectives ?

L’objectif de notre équipe, c’est de se déployer en 2017 dans un autre pays en Afrique de l’ouest, parce que le marché de l’UEMOA regorge d’une multitude d’ouvertures.

 

10.        Vous êtes également responsable de la cellule digitale de French-Tech. Qu’est-ce que la French Tech ?

La French Tech est label français attribué à des pôles métropolitains qui sont reconnus pour leur écosystème de Startup, ainsi que comme une marque utilisable pour les entreprises innovantes françaises. En Côte d’Ivoire, elle est un pont entre entreprises françaises et ivoiriennes.  

11.        En votre qualité de spécialiste du numérique. Expliquez-nous en quoi, ce domaine peut contribuer au développement économique et de la Côte d’Ivoire ?

Le fait que la Côte d’Ivoire ambitionne d’être émergente à l’horizon 2020, demande aux ivoiriens de se tourner vers un développement très rapide. L’économie numérique permettra de redynamiser la croissance économique ivoirienne avec l’apport des nouvelles technologies, qui permettra sûrement de répondre aux besoins des consommateurs ivoiriens en quête de  services toujours plus performants et aussi avides de solutions “numériques”.

 

Ne pensez-vous pas que les frais de navigation et le coût élevé du matériel informatique  sont des obstacles qui l’empêchent les populations à accéder aisément au numérique ?

 

Mon avis sur cette question est peu mitigé dans la mesure où, aujourd’hui bon nombres d’ivoiriens ont accès aux technologies nouvelles. En effet,  1 ivoirien sur 10 possède un smartphone, ce qui signifie que les gens ont accès à internet. Les études montrent qu’en Côte d’Ivoire la pénétration d’internet sur les smartphones est à hauteur de 40% (ARTCI). D’autres parts, le prix d’internet en Côte d'ivoire est relativement moins cher par rapport à plusieurs pays qui nous entourent.

 

12.        Quelles solutions proposez-vous ?

 

Ma solution, serait de baisser les taxes jugées trop élevées sur les entreprises de télécoms afin que ceux -ci revoient leurs prix.

 

13.        Quel conseil prodiguez-vous aux jeunes qui souhaiteraient se lancer dans l’entreprenariat, précisément dans la sphère du numérique?

Je leur conseille de proposer des contenus assez originaux qui permettront de transformer positivement la productivité et la croissance des entreprises locales. Aussi, le numérique est bien vaste, il convient également de trouver une bonne “ niche” et de la travailler.

 

14.        Avez-vous un appel spécifique à lancer aux autorités Ivoiriennes ?

L’appel sera de faire davantage afin de stimuler nos jeunes à l’entreprenariat. Il ne faudrait pas que ce terme soit galvaudé par nos leaders politiques. Il faut effectivement accompagner ses jeunes qui veulent se lancer. La Côte d’ivoire ambitionne d’être “ la silicon Valley” de l’Afrique de l'ouest.  Pour y parvenir, il faudra un écosystème qui s’y adapte. 


Quentin GOUROU/Akody.com

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