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Interview avec Murielle Diaco, la guide des start-ups et PME active en Afrique

Ce portrait est initié par la Chambre de l'Economie Sociale et Solidaire Ivoirienne(CESSI)/ www.cessi.ci

Dans la marche vers l’émergence, la Côte d’Ivoire invite toutes les composantes de sa société à œuvrer ensemble comme une seule âme pour relever ces défis communs inhérents à sa société. Ainsi, la jeunesse  considérée comme l’avenir du pays ne reste pas en marge de l’accomplissement de cette tache laborieuse.


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A cet effet, divers start up sont mises en place par la brillante jeunesse à l’instar de Murielle Diaco, cette jeune Ivoirienne qui a exercé durant plusieurs années dans le domaine de finance de marché,  précisément  à Londres. Cette dernière a décidé de mettre son expérience au service de l’Afrique  à travers son projet Djouman, une jeune entreprise innovante à fort potentiel de croissance.


Qui est donc cette jeune Ivoirienne dont l’ambition est d’abonnir les conditions d’existence de son pays de façon particulière et celles l’Afrique en général? Quels sont ses sources de motivations ? Découvrons ensemble l’univers de la jeune et dynamique chef d’entreprise Murielle Diaco.

 

Akody : Depuis combien d’année vivez-vous en France ?

 

Murielle Diaco : Cela fait onze (11) ans que je suis France. J’y étais de 2000 à 2007 puis depuis 2012 jusqu’à maintenant.

 

 Akody : Quelle est votre formation de base ?

 

Murielle Diaco : Je suis ingénieure en informatique et en mathématique appliquées de formation.

 

Akody : Dans quel domaine d’activité évoluez-vous aujourd’hui ?

 

Murielle Diaco : J’exerce Dans le domaine du développement durable et en particulier dans l’accompagnement de start-ups et la mise en relation.

 

Akody : Djouman, qu’est ce que c’est ?

 

Murielle Diaco : Djouman est une plateforme qui met en relation des entrepreneurs innovants actifs en Afrique avec des partenaires d’affaires (techniques, financiers, commerciaux…). La plateforme a pour but de donner à des start-ups et PME des ressources pratiques pour booster leurs projets et à décupler leurs impacts locaux.

 

Akody : A quel besoin répond-t-elle ?

 

Murielle Diaco : Elle répond à un besoin des startups et PME africaines de trouver non seulement des financements, mais des partenaires d’affaires pour faire avancer et prospérer, grandir et sécuriser leur projet.

 

Akody : A quand remonte la création de Djouman ?

 

Murielle Diaco : Le projet Djouman a vu le jour en Janvier 2016 dernier.

 

Akody : Comment est née l’idée de ce projet ?

 

Murielle Diaco : L’idée du Djouman a commencé à germer pendant mon MBA (Master of Business Administration ou maîtrise en administration des affaires). Pour ma thèse, j’avais choisi comme thème les innovations pour le développement durable en Afrique.

 

Le constat s’est vite imposé à moi. En effet, une multitude d’initiatives entrepreneuriales éparses qui contribuent à répondre aux vrais besoins locaux.

 

Cependant, j’ai noté un manque criard de ressources et de structuration pour que ces projets aient plus d’ampleur et surtout qu’ils perdurent.

 

Akody : Quelle est la portée sociale de Djouman?

Murielle Diaco : Tous les projets référencés sur la plateforme Djouman sont différents. Parfois complémentaires mais, ils répondent tous aux problématiques et aux enjeux du développement durable des populations africaines.
Plusieurs projets porteurs avec une dimension sociétale forte tant dans l’éducation, la santé mais également dans l’employabilité de groupes vulnérables ou marginalisés (femmes, jeunes, personnes provenant de milieux défavorisées..). Des projets qui favorisent l’inclusion sociale, financière et numérique.
Egalement, nous mettons en avant des projets avec des impacts environnementaux considérables ; notamment dans la gestion des déchets ou l’accès à l’énergie propre. Nous nous positionnons comme un acteur qui veut accompagner le continent africain dans son choix d’un développement respectueux de l’environnement et qui profite à tous.

 

Akody : Pouvez-vous définir le concept de développement durable ?


Murielle Diaco : Il y a plusieurs définitions du développement durable mais la plus pertinente dans le contexte de Djouman est celle qui s’applique à la sphère de l’entreprise. Il s’agit de faire cohabiter création de valeur économique, préservation de l’environnement et progrès pour la société dans son ensemble.
Mais aussi, contribuer à générer des profits tout en prenant en compte les enjeux et impacts environnementaux et sociétaux liés à ses activités.
Akody : Pourquoi avez-vous opté particulièrement pour le développement durable en Afrique ?
Murielle Diaco : Le choix de l’Afrique se justifie par le fait que je suis ivoirienne et parce que je crois fermement au potentiel du continent.
A mon avis, toutes les conditions sont réunies pour que les pays africains se mettent sur la voie du durable et du responsable. Je pense également qu’il y a énormément de personnes, et en premier lieu des africaines et africains, motivées qui travaillent au quotidien pour faire en sorte que la croissance économique profite à tous et pas qu’à une petite élite.
 Mon objectif est aussi de contribuer à faire en sorte que cette croissance se produise sans détruire notre héritage environnemental et bien au contraire en le valorisant.

 

Akody : Travaillez-vous en équipe ? Si oui, quels en sont les membres ?


Murielle Diaco : Oui. Je travaille avec un collaborateur basé au Cameroun : Benjamin Ambela. Il est notamment en charge de structurer et d’animer la communauté locale de start-ups et d’étudiants.Je travaille également avec Siham Hayane à Paris en charge de toute la communication.

 

Akody : Quelle est la cible Djouman ?

 
Murielle Diaco : Elle est double. D’une part, le projet Djouman s’intéresse à des entrepreneurs actifs en Afrique avec des projets visant un impact environnemental ou sociétal.
Et d’autre part, il renferme des structures (privées, institutionnelles, associatives..) à la recherche d’innovations et de projets prometteurs en Afrique en vue de partenariat ou d’investissement.

 

Akody : Quels sont les domaines d’activité de djouman ?

 
Murielle Diaco : Les domaines d’activité sont variés. Notons entre autres, l’accompagnement de start-ups et PME active en Afrique.
Aussi, menons- nous plusieurs actions de communication en faveur des start-ups de notre réseau pour leur permettre d’accroitre leur audience et leur visibilité.

 

Akody : Comment arrivez-vous à rentrer en contact avec les personnes ressources ?

 
Murielle Diaco : Pour rentrer en contact  avec les personnes ressources, nous procédons de différentes manières. En fait, le lien peut se créer soit par networking, à des évènements ou même par les réseaux sociaux. Et puis j’ai un collaborateur au Cameroun et des partenaires dans les autres pays qui identifient sur place des personnes, des projets, des initiatives… Aujourd’hui la communauté Djouman s’étend en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Sénégal.

 

Akody : Avez-vous déjà mené des activités ? Lesquelles ?

 
Murielle Diaco : Nous accompagnons actuellement trois  (3) projets dans leur recherche de partenaires.
Nous avons également organisé notre premier évènement de networking qui a donné lieu à des rencontres professionnelles très intéressantes et commencé nos actions de communication en faveur des start-ups membres de notre réseau depuis environ 1 an.

 

Akody : Comment envisagez-vous l’évolution de votre projet ?

 
Murielle Diaco : A moyen terme, l’objectif de Djouman est de se positionner non seulement dans l’accompagnement de start-ups, mais, également de faciliter les échanges et collaborations entre start-ups de différents pays africains en particulier entre les pays francophones et anglophones.

 

Akody : Qu’aimez-vous le plus dans l’activité que vous exercez?

 
Murielle Diaco : Je suis fasciné par le dynamisme des personnes passionnées qui se battent pour donner vie à leur projet, sans oublier les rencontres fructueuses dont nous bénéficions.

 

Akody : Quels sont les objectifs concrets qui motivent votre choix ?

 
Murielle Diaco : les objectifs concrets qui motivent notre choix visent de réelles initiatives (publiques ou privées) qui aideront l’Afrique à prendre le tournant du développement durable. Le continent africain doit réussir à préserver son environnement et il a les moyens de le faire même s’il faut travailler ardemment.


Akody : Avez-vous un conseil à l’endroit de nos internautes ?

 

Murielle Diaco : Je demande à la jeunesse et aux croire en sa capacité à faire bouger les choses, persévérer dans les choix et ne de jamais abandonner.

 


Thnyness/Akody.com


 

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