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Le FMI demande aux pays africains d’être "financièrement disciplinés"

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a exhorté vendredi les gouvernements africains à dépenser de manière responsable alors qu'elle visitait le Liberia, dont l'économie a été fortement affectée par le virus Ebola.

Mme Lagarde, mettant fin à une visite de deux jours au Liberia où elle a rencontré la présidente Ellen Johnson Sirleaf et des leaders du monde économique, a exposé les mesures nécessaires selon elle "pour que les gouvernements africains soient financièrement disciplinés", évoquant notamment la nécessité pour eux d'établir des données économiques "solides et fiables".

Dans un communiqué publié avant sa visite, elle avait félicité le Liberia pour son "effort coordonné et son engagement extraordinaire" pour combattre le virus Ebola. Elle ajoutait que cette visite lui permettrait de voir par elle-même les plans mis en place pour soutenir l'économie libérienne après Ebola.
Mais vendredi, elle a confié aux journalistes qu'elle visitait le Liberia moins au sujet d'Ebola que pour apporter aux Libériens le soutien du FMI "afin de répondre à l'ambition du gouvernement d'accéder à la catégorie des pays à revenus moyens d'ici à 2030".
"Pour y parvenir, il faut de la croissance, et il faut qu'il y ait une bonne création de revenus et nous pouvons, outre le financement du programme, fournir beaucoup d'assistance technique".

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré la semaine dernière la fin de la transmission du virus Ebola au Liberia, où l'épidémie a fait près de 4.800 morts sur un peu plus de 10.600 cas.
L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest - la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976 - est partie en décembre 2013 du sud de la Guinée. Elle a fait depuis plus de 11.300 morts pour 28.000 cas, un bilan sous-évalué de l'aveu même de l'OMS.
Le Liberia a été le pays le plus touché, enregistrant près de 4.800 morts et plus de 10.500 infections. Son économie a été sérieusement affectée, avec des récoltes qui ont pourri dans les champs, les mines qui ont été abandonnées et les marchés n'étant plus approvisionnés en marchandises.
D'après la Banque mondiale, avant l'apparition d'Ebola, le pays avait enregistré un taux de croissance économique de plus de 9% par an depuis 2005, avec un sommet à 15,7% en 2007.
Pour 2015, le taux de croissance prévu est de 3%, moins de la moitié des projections pré-Ebola.

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