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Monnaie électronique : Une étape vers la bancarisation

Les transactions via les comptes de monnaie électronique sont en nette croissance dans la zone UEMOA. Selon la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, elles se sont élevées au premier semestre 2019 à 6 203,20 milliards de francs CFA, soit une progression de 16,04% par rapport à 2018. Au Mali, en plus du transfert d’argent, les acteurs offres d’autres services et espèrent contribuer à la bancarisation, encore faible.

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Pour les bacheliers 2019, dont l’inscription a coïncidé avec le début de la pandémie du coronavirus, le Centre national des œuvres universitaires (CNOU) a noué un partenariat avec Sama by UBA, une société de monnaie électronique. Parce qu’il fallait trouver « un moyen de les enrôler sans qu’ils se déplacent », explique M. Ahmadou Zakaria Traoré, Chef de la cellule informatique et communication. Un processus simple permet aux étudiants de créer leur compte Sama en scannant leur pièce d’identité.

Environ un millier d’inscriptions sont effectuées par jour et ce chiffre peut atteindre 5 000, selon le responsable. Le système, « flexible et sécurisé », est une aubaine pour la gestion des allocations des étudiants, reconnaît M. Traoré.

Selon la BCEAO, cet engouement des populations pour « les services de paiement adossés à la monnaie électronique s’explique par le renforcement des réseaux de distribution déployés par les entreprises de monnaie électronique (EME) ».

Dans son rapport semestriel (juin 2019) de surveillance de ces services de paiement, la BCEAO dénombre au Mali une EME, un système financier décentralisé (SFD) et un partenariat entre banque et opérateur téléphonique.

Multiples services

Fin 2018, l’activité de transfert rapide d’argent dans l’Union était portée par 60 acteurs : 53 banques, 5 SFD et 2 établissements financiers à caractère bancaire. S’agissant de l’offre, on dénombrait 228 services de transfert rapide : 18 intra-UEMOA et 210 services couvrant à la fois les périmètres intra et hors UEMOA.

La BCEAO note qu’au premier trimestre 2019 trois principaux corridors représentaient 79,47 des opérations. Il s’agit de Côte d’Ivoire – Burkina Faso (51,62%), Côte d’Ivoire – Mali (17,42%) et Mali – Burkina (10,43%).

Ces systèmes, au-delà du seul transfert d’argent, doivent être pensés pour contribuer à la bancarisation, estime M. Machour Bassoum, responsable de programme à Sama by UBA. Outre le paiement de différents services, la société propose aux employeurs le paiement via porte-monnaie électronique de leurs salariés, contre un prélèvement de 1 à 2% pour l’employeur et la possibilité d’un découvert jusqu’à 30% du salaire.

journaldumali
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