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Transport: les "Gbakas", ces carcasses qui roulent à Abidjan!

Ils sont les moyens de transport par excellence des populations à d’Abidjan-nord. Desservant quotidiennement les communes d’Anyama Bingerville, Abobo, Adjamé, Yopougon et Cocody, ces minicars communément appelés "gbakas" sont pour la plupart dans un état de délabrement très avancé. 

Qui veut tenir compte du confort et de la sécurité ne peut emprunter les ‘’Gbakas’’. Carrosserie ayant subi des soudures multiples et perforée par endroit, toit troué exposant les passagers à la pluie et aux rayons du soleil, phares brisées où souvent en lambeau, vitres remplacées par du contre-plaqué ou par du sachet plastique, essuie-glaces, calandre, tableau de bord et plaques d’immatriculation inexistants parfois, volants coincé au milieu d’une ferraille rouillée, siège déchirée, portière reliée à la carrosserie par une corde… C’est cette apparence désagréable que donnent de voir des gbaka.

"Les vitres de mon véhicule se sont cassés hier au cours d’un accrochage. Ma plaque d’immatriculation est tombée aussi hier au cours du même accrochage. Donc pour l’instant, j’ai remplacé les vitres par du sachet plastique. Mais nous mettrons des vitres neuves aujourd’hui ou demain. Sinon, chaque six mois nous réparons aussi  entièrement nos voitures’’,  c’est ainsi que M. Mamery, un chauffeur de gbaka, tente de justifier "l’agonie" dans lequel se trouve son véhicule.

Cette situation est logiquement très mal appréciée par les usagers du transport, qui en plus du mauvais état des véhicules, dénoncent bien d’autres maux.

"Effectivement, plusieurs gbaka sont dans un mauvais état. Et à l’intérieur de ceux-ci c’est surtout la discipline qui n’y règne pas. Les chauffeurs et les apprentis se foutent de la morale et n’ont aucun respect pour ceux qu’ils conduisent. En plus, ils conduisent très mal.’’, dénonce Ogou Jean-Claude, un professeur d’histoire et géographie. 

Toutefois en dépit de toutes les critiques, ces engins demeurent très utilisés par les populations parce qu’ils sont moins chers et évitent de longues heures d’attendre du bus.

"Au-delà de tous ces aspects négatifs, je crois que les gbakas ont leur place dans le transport, car ils nous rendent un énorme service. Quitte à eux de mettre de l’ordre dans leur système pour pouvoir mieux fonctionner", juge pour sa part M.Ogou qui souhaite que l’Etat aide ces derniers à mieux s’organiser.

En attendant cette réforme que les Abidjanais appellent de tous leurs vœux, la vie continue dans l’univers des "gbakas".

Quentin GOUROU/Akody.com
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