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20 ans de Yodé et Siro: Guillaume Soro et Michel Gbagbo se "réconcilient" en zouglou !

Aussi bien ravi par l’humour corrosif des artistes et qui sied au zouglou que par la maturité dont ils font désormais preuve avec l’orchestre les as du zouglou qui a su rendre tout-en-live la quintessence  de leur musique. 

Devant plus de 5000 fans venus célébrer leurs noces d’argent avec le duo à l’humour caustique, les deux personnalités ont fait «la paix des braves» par le biais de cette musique qu’ils ont en partage.

C’est dans une salle Anoumabo du Palais de la culture d’Abidjan-Treichville pleine à craquer que s’est tenu, le samedi 16 avril, le concert-anniversaire, marquant les 20 printemps d’une carrière riche et pleine que Yodé et Siro.

Occasion rêvée pour les férus de la musique zouglou que sont, entre autres personnalités ivoiriennes, le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, et Michel Gbagbo, fils de l’ancien président de la République incarcéré à La Haye (Pays-Bas) et qui, récemment, étaient en bisbilles judiciaires, de se replonger dans l’ambiance qui les a bercé au début des années 1990. Et c’est dans cette atmosphère qu’une accolade, voire une étreinte aussi insoupçonnée qu’inattendue entre les deux hommes, va devenir l’image à retenir de ce concert portant, tout aussi, le zouglou comme le courant musical ivoirien à même de porter en chœur les aspirations de tous les Ivoiriens épris de paix.
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Au point de faire dire, juste après le concert, à Guillaume Soro que «ces gestes anodins renferment un grand symbole pour la poursuite de la réconciliation en Côte d’Ivoire. Nous ne sommes  pas obligés d’être du même avis sur certains sujets, mais devons vivre ensemble en bonne intelligence pour la bonne marche du pays et la cohésion entre différents partisans».

Une profession de foi qui n’est point banale car, en effet, suite à une plainte de Michel Gbagbo en France contre Guillaume Soro pour «mauvais traitements lors de son arrestation en 2011», un mandat d'amener avait été délivré contre le président du parlement en France. Et leur accolade publique et les bras levés face au public en délire, toutefois ponctués d’une pique lancée par Michel, dans l’esprit critique du zouglou, ne pouvait laisser présager d’une telle posture.

Car leconcert qui survenait  dans un contexte de tension entre étudiants syndicalistes et le pouvoir en place qui s'affrontent depuis une semaine sur le campus universitaire de Cocody rappelait, à maints égards, les mouvements estudiantins des années 90 à l'origine de la naissance du zouglou et de la Fédération estudiantine et scolaire (Fesci) dont il fut une figure de proue, feront dire à Michel Gbagbo à l’intention de Guillaume Soro de régler la situation. C’était pour le côté insolite du concert. Et, dans la même veine, l’artiste Petit Denis invitera Guillaume Soro à contribuer à «libérer son papa Charles Blé Goudé».

Une fête totale !

Pour faire place au show, dès l’entame, les deux zougloumen ont étonné plus d’un en introduisant par une section en mode chorale avec plus de 40 choristes (hommes et dames), avant d’enchaîner tubes sur tubes, à l’aune de leurs cinq albums ainsi que des inédits du sixième à venir. Pas moins de 40 morceaux extraits de «Victoire», «Asec/Kotoko», «mariage», «Chacun son choix», «Anti Laleca», «Pourquoi tu m’en veux», «Signe Zo»,  sont interprétés par les «Enfants de Gbatanikro»,  filleuls du maire de Treichville, Albert François Amichia et repris tels des hymnes par le public.

Aussi bien ravi par l’humour corrosif des artistes et qui sied au zouglou que par la maturité dont ils font désormais preuve avec l’orchestre les as du zouglou qui a su rendre tout-en-live la quintessence  de leur musique. Bien plus, les 20 ans de carrière de Djédjé Gervais alias  Yodé et d’Aba Sylvain Decavaillès dit Siro, ont reçu l’assentiment de leurs pairs. Normal pour ceux qui sont, assurément, devenus de véritables et redoutables «Coqs» après avoir débuté leur carrière sous le nom de «Poussins chocs».

A l’aune de leurs collaborations avec Espoir 2000 ou encore Les Surchoc, ici, et ailleurs de par le monde, les deux compères sont devenus des valeurs sûres de la musique «Made in Côte d’Ivoire». D’où l’allégeance faite par les commentaires des artistes venus nombreux.  Aussi bien de la galaxie zougloutique que de toute la planète musique ivoirienne. A l’instar de la diva Aïcha Koné qui signait ainsi son grand retour au pays après s’être établie pendant quelques années en Guinée. Pour reprendre donc le slogan de Yodé et Siro, acronyme et sigle de leur nom de croupe, les Ivoiriens ont crié «Yes» ! avec eux.

REMI COULIBALY
fratmat.info
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