7ème session de la conférence des Etats parties à la convention des nations unies contre la corruption : la Côte d’Ivoire fait des propositions

La Côte d’Ivoire prend part à la 7ème session de la conférence des Etats parties à la convention des nations unies contre la corruption, qui a ouvert ses portes, ce lundi 06 novembre, à Vienne en Autriche.


A cet effet, le Garde des sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme, Sansan Kambilé, qui conduit la délégation ivoirienne, a au cours de son intervention soumis les suggestions de la Côte d’Ivoire à cette session ; "la Côte d’Ivoire propose que la Convention des Nations Unies contre la Corruption, en son chapitre VI sur l’assistance technique, fasse l’objet d’un examen au même titre que les autres chapitres de la Convention", a-t-il déclaré.

Il a, par ailleurs, annoncé que "la délégation ivoirienne souscrit à la déclaration faite par le Groupe des 77 + la Chine ainsi qu’à celle faite par le Groupe africain".

Le Garde des Sceaux a également souligné les efforts consentis par le gouvernement ivoirien pour la prévention et la lutte contre la corruption, notamment, "Au titre de l’examen de l’application de la Convention contre la Corruption, la Côte d’Ivoire a parfaitement intégré ce processus, à travers le mécanisme d’examen de cette Convention et la mise en œuvre des recommandations du rapport d’examen".

Outre la finalisation des rapports des examens avec Vanuatu à l’examen de Kiribati, et, avec le Togo, à celui de la Tunisie il a rappelé les actions menées par la Côte d’Ivoire, suite aux recommandations qu’elle a reçues en 2015 de l'Azerbaïdjan et de la République Démocratique du Congo, après son examen.

Ces recommandations ont été concrétisées, entre autres, par "la mise en place d’un dispositif réglementaire pour la coordination et le suivi des actions liées au mécanisme d’examen de l’application de la convention ; la création au sein du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, d’une direction chargée de la planification et des statistiques en 2016 ; l’adoption d’un projet de loi relatif à la protection des témoins, victimes, dénonciateurs, experts et autres personnes concernées", en plus des actions menées par le gouvernement ivoirien pour lutter efficacement contre la corruption que le Garde des sceaux n’a pas manqué de relever.

Toutefois, il est à noter que dans l’attente de son examen, en 2018, par les pays qui seront tirés au sort, la Côte d’Ivoire prépare activement son rapport d’auto-évaluation.

Rappelons que la conférence prendra fin le 10 novembre prochain.


Evy D. / Akody.com

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