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Accueil triomphal pour le président Ouattara sur les terres de Gbagbo

Le président de Côte d'Ivoire Alassane Ouattara effectue une visite de trois jours dans le Goh, fief de l’ex-président Laurent Gbagbo. Dans cette région où les deux camps se sont affrontés de manière violente et parfois meurtrière, les tensions ne sont toujours pas apaisées. 


La région du Goh, fief de l’ex-président Laurent Gbagbo, a récemment connu des affrontements tragiques entre supporters et adversaires d'Alassane Ouattara.

 

Inauguration de projets d'eau portable, électrification de certains quartiers, équipements scolaires... Le président ivoirien l’a rappelé : tout ce qui est fait ou à faire ne peut se réaliser qu'à la condition d’une certaine stabilité.

 

Alassane Ouattara a donc profité de son discours pour lancer un appel au calme dans le débat électoral qui s’annonce à moins d’un mois de la présidentielle. 


« Je comprends que le chômage a été terrible dans cette région, mais nous allons remédier à cela. Donc merci de renoncer à la violence et de faire en sorte que nous puissions avoir un pays apaisé qui attire les investisseurs et ces projets qui permettent de créer des emplois dans les différents secteurs, a déclaré Alassane Ouattara. 


Gagnoa a beaucoup à offrir aux investisseurs si nous avons la paix dans la région du Goh. Voyez-vous si nous avons pu réaliser tous ces projets c’est grâce à la paix, à la sécurité retrouvée. »

 

Et si l’accueil à Gagnoa fut triomphal, l’appréhension des autorités ivoiriennes était de voir cette tournée écornée par des manifestations hostiles de supporters pur et dur de Laurent Gbagbo, le fils de la région. Mais un travail préalable de sensibilisation des populations et un solide service d’ordre ont sans doute dissuadé d’éventuels perturbateurs.

 

L'ombre du « fils » du pays

 

Ce qui comptait apparemment ce lundi, c’était les projets de développement et les annonces de financement d’infrastructures. « C’est vraiment une région qui a besoin de beaucoup de choses, explique Kouassi Ouraga Bertin, chef de Mama, le village natal de l’ex-président Gbagbo. Beaucoup de choses nous manquent : des infrastructures routières et de développement en général, et surtout c’est notre fils qui nous manque le plus. »

 

Un fils qui manque et donne voie à toutes les revendications de libération du célèbre prisonnier ivoirien de La Haye. 


Les « Gbagbo ou rien » du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ex-président, en font un prétexte pour se mettre en retrait de la prochaine présidentielle. Les partisans du candidat FPI, Pascal Affi N’Guessan, eux, usent d’une autre stratégie.


« La meilleure façon de libérer Laurent Gbagbo, de libérer les prisonniers politiques, c’est de se rapprocher de ceux qui ont le pouvoir de libérer ces prisonniers, affirme Alcide Djédjé, cadre du Front populaire ivoirien. Ceux qui ne veulent pas affronter la réalité ont beau jeu de se mettre hors de la République, et ce n’est pas de cette façon qu’ils pourront libérer le président. »

 

Le premier tour de la présidentielle à Gagnoa comme ailleurs dans le pays aura lieu le 25 octobre. Le début du procès de Laurent Gbagbo, lui, se tiendra le 10 novembre à La Haye.



RFI

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