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Aéronefs télé-pilotés : Désormais, une licence de 3 millions de F CFA exigée pour utiliser les drones civils

Selon une information de la BBC, obtenue auprès de l'autorité nationale de l'aviation civile de Côte d'Ivoire (ANAC), il faudrait désormais détenir une licence coûtant 3 millions F CFA pour pouvoir utiliser des drones civils sur le territoire national. Pour les professionnels et amateurs de ces aéronefs télé-pilotés, le montant est tout simplement exorbitant. 
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« Il était donc important d'encadrer ce secteur en plein essor »

Pour réglementer l’utilisation des aéronefs télé-pilotés sur son territoire, la Côte d'Ivoire s'est récemment dotée d'une réglementation. Il s'agit du RACI, Règlement Aéronautique de Côte d'ivoire relatif aux aéronefs télé-pilotés numéro 3009 (RACI 3009). La première édition du texte a été publiée en janvier 2018 et la deuxième est disponible depuis avril 2019.

Docteur Koffi Konan, sous-directeur des Opérations Aérienne à l'ANAC (l'autorité nationale de l'aviation civile de Côte d'Ivoire) explique que « Nous étions confrontés à une demande très forte et nous avons constaté une forte utilisation des drones par certains acteurs. Il était donc important d'encadrer ce secteur en plein essor d'où la mise en place de la réglementation qui est le RACI 3009 ».

1,5 million pour le renouvellement de la licence

Le RACI 3009 précise à travers ses dispositions qui peut utiliser un drone en Côte d'Ivoire, la responsabilité pénale du détenteur d'un aéronef télé-piloté et les zones interdites au survol. Le texte indique surtout que le télé-pilote doit être titulaire d'une attestation ou d'une licence de formation obtenue dans un centre agréé et reconnu par l'ANAC ou un pays de la convention de Chicago. La valeur de cette licence s’élève à 3 millions de F CFA et sera uniquement attribuée après étude de dossier. « L'agrément pour la première année coûte 3 millions f CFA et l'ANAC assurant la supervision du détenteur de l'agrément à travers des inspections autorise le renouvellement de l'agrément au taux de 1,5 million », indique Docteur Koffi Konan sous-directeur des Opérations Aérienne à l'ANAC.

Les professionnels plaident pour un assouplissement de la législation

Trois millions pour exploiter un drone en Côte d’Ivoire ? Les professionnels et amateurs jugent ce montant exorbitant et demandent un assouplissement de la législation. « Il est important de créer une plateforme d'échanges avec les startups pour permettre à cette réglementation de mieux cadrer avec leurs activités », plaide Marouane Jebbar, président de l'Association des utilisateurs professionnels de drones de Côte d'Ivoire.

Accusée de vouloir plomber un secteur en plein essor en Côte d’Ivoire, l’ANAC affirme que son objectif est d'encadrer une activité qui ouvre des perspectives d'emploi et de business mais qui doit tout de même être soumise à une réglementation pour des raisons de sécurité. « Dans certains pays, les drones ont été impliqués dans des attentats ou des cas de violation de la vie privée. Il est donc important d'encadrer l'utilisation des drones pour éviter tout mauvais usage de cette technologie », justifie Docteur Koffi Konan, sous-directeur des Opérations Aérienne à l'ANAC.

L’événementiel et l’agriculture seront les grandes victimes

En Côte d’Ivoire, les drones civils sont essentiellement utilisés dans l'événementiel et la production audio-visuelle. Ils servent à des prises de vue aérienne, à moindre coût, là où un hélicoptère exigeait 800.000 F CFA. L'utilisation des drones a également commencé dans plusieurs autres secteurs d'activité dont l'agriculture qui occupe 60% des personnes actives dans le pays. Ces engins servent à « la pulvérisation aérienne, la cartographie et la topographie, le calcul du taux d'azote au sol et la veille sanitaire se font de plus en plus par drone », fait savoir Aboubakar Karim, directeur général de la start-up Investiv, pionnière dans le domaine des drones agricoles.

Soulignons qu’une réglementation similaire a été prise début juillet en France. Mais elle est plus axée sur les conditions de vols que sur les questions pécuniaires.


Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com
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