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Bouaké : L’eau courante est devenue une denrée rare à Bouaké

Difficile, ou disons plutôt impossible d'avoir de l'eau courante dans la ville de Bouaké depuis plusieurs jours. Les populations, fortement perturbés par cette situation, ne savent plus quoi faire.  Quelle est la cause réelle de situation ? quelles en sont les conséquences sur la population ? quelles sont les alternatives pour palier au mieux à ce fléau ? Ce sont entre autres les équations sur lesquelles s’est prononcé le ministre ivoirien des infrastructures économiques. 

Dans une interview qu’il a accordée à afriquipress, l’émissaire du gouvernement, Amédé Koffi Kouakou situe les faits.

Selon le ministre, c’est une situation bien difficile. "Nous comprenons les réactions des populations. Nous ne pouvons que leur demander un peu de patience. Cette situation est carrément indépendante de la volonté humaine, encore moins du gouvernement. C’est un phénomène naturel lié au changement climatique. Il n’y a pas une seule goutte d’eau dans la Loka, principal barrage qui fournit 70% d’eau potable à la ville de Bouaké et à ses environs", exprime-t-il.
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D’après M. Amédé Koffi, cette situation serait due au manque pluie ces dernier jours ; d’où la grande sécheresse qui sévit dans cette partie du pays, "il n’a pas plu cette année. Ce fleuve a donc tari. Cela ne nous excuse pour autant pas. Le gouvernement est parfaitement informé de la situation, et nous travaillons à régler la question durablement. Le président de la République, Alassane Ouattara suit la situation de très près. Il nous demande de faire le maximum pour soulager les populations. Nous envisageons de prendre de l’eau à Béoumi (60 kilomètres de Bouaké). Que les populations sachent que toutes les solutions sont analysées en ce moment", indique le ministre des infrastructures économiques.

Dans quel délai les populations peuvent-elle s’attendre à voir de l’eau dans leurs robinets ?

Ce n’est pas une question de délai. Puisque ce n’est pas un problème technique. Tenez-vous bien, les installations que le gouvernement a mises à Bouaké peuvent servir Bouaké pendant au moins 40 ans. En termes d’infrastructures, nous sommes au point, mais en termes de ressource en eau pour distribuer, c’est là qu’il y a problème. Il n’a pas plu beaucoup dans la région depuis quelques temps. En plus, le trafic du sable dans la zone du fleuve crée des problèmes au niveau du bassin d’eau. C’est ce qui explique cette situation aujourd’hui. Sinon, au niveau du gouvernement, en termes d’infrastructures, il n’y a aucun problème.

Quelle solution dans l’immédiat ?

"Pour le moment, nous utilisons les citernes. J’ai demandé qu’on envoie toutes les citernes dont nous disposons pour servir de l’eau aux populations en attendant qu’on trouve techniquement quoi faire. J’ai demandé qu’on fasse aussi des forages. Si on trouve un peu d’eau dans les forages, ça peut aider. Prions aussi Dieu pour qu’il pleuve. S’il pleut et qu’il y a de l’eau dans la Loka, les populations de Bouaké auront automatiquement de l’eau. Pour le moment, nous donnons de l’eau à partir des citernes. C’est une situation qui ne dépend à 100% de nous ; c’est la nature. S’il y avait de l’eau dans la Loka, les populations de Bouaké auraient de l’eau. Mais il n’a pas plu, l’eau n’est pas venue dans le barrage. C’est un phénomène de Dieu et non la faute au gouvernement" répond Amédé Koffi Kouakou.

Cependant que faire ?

"Mais, il faut rassurer les populations. Elles doivent garder leur calme. Le gouvernement est à pied d’œuvre pour que Bouaké, ni aucune autre ville en Côte d’Ivoire, ne connaisse cette situation. Je me suis déjà plusieurs fois rendu dans la ville avec les techniciens. Et nous travaillons jour et nuit pour gérer la situation. D’ailleurs parmi les solutions à long terme, nous envisageons de trouver un autre point d’eau en plus de la Loka ; on a en ligne de mire le barrage de Kossou. Il n’y pas eu de pluie, la Loka a tari de sorte qu’il n’y a pas une seule goutte d’eau dans le barrage. Tout le monde peut aller vérifier cela. Mais, nous y travaillons. Des solutions durables seront trouvées", rassure le ministre.

En attend que ce problème trouve solution, quelques communes de la capitale économique se plaignent aussi du fait que l’eau devient de jour en jour une denrée rare. C’est le cas notamment de Yopougon Nouveau quartier où l’on aperçoit les habitants se promener avec les bidons d’eau à la recherche de l’eau.

 

Penouel D. / Akody.com  

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