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Ces métiers juteux d’Abidjan

"Il n’y a pas de sot métier", dit l’adage. Fuyant le chômage, l’oisiveté et tous les vices qu’ils engendrent, ils sont nombreux à Abidjan, ces jeunes diplômés ou illettrés qui parviennent aisément à subvenir à leurs besoins grâce à l’exercice de plusieurs à de "métiers juteux".

Ces métiers ce sont de véritables activités génératrices de revenus. La vente de vêtements et de paires de chaussures fripés, la vente d’eau en sachet, le cirage ambulant, pour ne citer que ceux-là sont quelques-uns de ces "métiers juteux".

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Assis sereinement sur une chaise en plastique, devant d’innombrables paires de chaussures d’une variété de marques étalées à l’entrée d’un magasin situé en bordure de rue au marché d’Anono à la Riviera, Kouadio Alphonse fait l’éloge de ses marchandises pour convaincre les clients pour les inciter à l’achatr. ‘’Trois mille, trois mille’’, répète-t-il sans interruption.

"Les prix de mes chaussures varient entre 3.000 FCFA et 200.000 FCFA. Et nous recevons des clients de toutes les classes sociales, des personnes aisées aux citoyens modestes. Il y en a même qui viennent de l’extérieur’’, révèle ce jeune qui fait du négoce de chaussures "son gagne-pain’’ depuis près d’un an.
A propos de ses gains, M. Kouadio refuse de donner des chiffres exacts, mais affirme  toutefois qu’ils sont largement suffisants pour lui permettre de vivre confortablement. Ce commerce marche très bien. Mais s’il vous plaît, je ne peux pas préciser le montant que je gagne. J’arrive sincèrement à subvenir quotidiennement à mes besoins’’, se réjouit-il.

Mais outre les pécules, s’il apprécie particulièrement son métier, c’est parce qu’il lui ‘’donne une ouverture d’esprit, développe l’intelligence et lui permet d’être en contact avec des personnalités’’.
Karaboué Hamed quant à lui, n’est pas un vendeur de chaussures. Mais à l’instar de Kouadio Alphonse, ce jeune homme, la vingtaine révolu, exerce avec beaucoup de passion et dévouement son métier de cireur de chaussure.

Vêtu d’un tee-shirt de couleur verte, c’est à pied que le jeune Karaboué Hamed quitte la commune d’Abobo pour se rendre quotidiennement au carrefour de la Riviera II.
"Je cire une paire de chaussure à 100FCFA. Je gagne au moins 50.000 FCFA par mois. Ce qui me permet de m’occuper de mes parents, de payer mon loyer’’, nous confie-t-il.
Fier de son métier, le jeune Karaboué  invite tous ses congénères en quête d’un mieux-être à s’y lancer. Car il leur permettra de ne pas s’adonner à la mendicité et à la délinquance juvénile.
Le constat est on ne peut plus clair. Ces métiers juteux se présentent comme des remèdes efficaces à l’épineux problème du chômage!


Quentin GOUROU/Akody.com


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