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Concours d’entrée à l’ENS 2015 : Une escroquerie planifiée

Plus de 2.000 candidats n’auront pas accès aux salles de composition pour les différents examens du concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) qui débutent demain vendredi 18 septembre. Pour cause, ceux-ci n’ont pu achever la procédure de dépôt de dossiers de candidature entamée. 

Contrairement aux années précédentes, le constat est amer ce jeudi 17 septembre. Les tableaux d’affichage des listings est à moitié vide. Pour fait, un nombre pléthorique de dossiers n’ont pas été retenus car ceux-ci seraient arrivés en retard.

En effet, selon ces candidats déchus, plusieurs contraintes, telles que, "le problème de communication de la part des organisateurs du concours, arrêt brutal de la date limite des dépôts de dossiers, diplômes non délivrés en raison de la fermeture des bureaux de la scolarité centrale de l’Université Félix Houphouët Boigny (UFHB) pour congé, pas d’information de la date butoir, site internet de l’ENS souvent défaillant (…), ont empêché plusieurs candidats de déposer leurs dossiers physiques dans le délai", expliquent-ils.

Ce sont toutes ces manigances que Ibrahim S., candidat au concours PL-anglais (Professeur de Lycée) a qualifié "d’escroquerie planifiée". Car pour lui, "les organisateurs ont tout mis en œuvre pour réquisitionner notre argent".

Ces candidats déchus, au constat du malentendu du lundi 14 septembre, ont entrepris plusieurs démarches à savoir, vouloir renter en discussion avec les responsables en charge dudit concours qui fut un fiasco à mainte reprises. Ils ont également demandé une audience auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et en fin faire un sitting au sein de l’ENS dans le but de se faire entendre et exposer leur doléance.

Mais selon le collectif, "tout ceci est peine perdue" pour ces candidats désespérés qui ont dépensé des sommes allant de 25.000 à 90.000 FCFA et qui n'auront pas accès aux salles de composition.

"C’est dommage ! Comment des humains peuvent-ils se comporter de la sorte ? Comme si on leur faisait pareillement à leur temps, ils seraient ce qu’ils sont aujourd’hui. C’est de la méchanceté bien organisée", déplore Christiane M. toute déçue.

"Le comble c’est que, lorsqu’on veut se faire entendre, ce sont les hommes en armes qu’ils se mettent à notre poursuite. Et c’est ce qu’ils appellent émergence dans un pays où les défavorisés n’ont pas le droit de s’exprimer. S’ils ne veulent pas que nous composons, qu’ils nous remboursent notre argent (…)", critique un candit rempli d’aigreur.

Penouel D. / akody.com

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