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Côte d’Ivoire : A Botro, des élèves attaquent le commissariat sur la base d’une rumeur

Cette nuit à Botro, dans le centre du pays, dès élèves ont attaqué le commissariat de police à la suite d’une rumeur faisant état de la mort d’une élève lors des manifestations du lundi. Le poste de police a été saccagé et le commissaire blessé dans la riposte nocturne.
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Une riposte sur la base des « On dit »

Hier, lundi 11 février 2019, une manifestation a eu lieu dans la ville de Botro contre l’arrêt des cours, qui dure depuis un mois. Les élèves du public, qui constatent que leurs enseignants grévistes vont donner des cours au privé, ont voulu obtenir des explications auprès de l’administration d’un collège du nom d’Akpolé Kouadio.

Après leur protestation, confie un délégué, tous les élèves sont rentrés chez eux, à l’exception d’un groupe qui aurait jeté des pierres sur les policiers venus rétablir l’ordre dans ledit établissement. Il s’en est suivi une course poursuite qui aurait débouché sur la mort d’une élève. L’identité de cette élève n’a jamais été donnée, mais la rumeur s’est très vite enflée au point de provoquer une colère générale.

Sur la base des « On dit », une foule déchainée a fait irruption dans le commissariat de la localité, pour rendre ''justice'' à la disparue. Les insurgés ont détruit l’entrée du bâtiment et saccagé les bureaux. Du matériel aurait été emporté par les « assaillants » dont les compteurs. Aussi, le commissaire qui essayait de leur faire entendre raison a été blessé. Il a fallu dépêcher un renfort de Bouaké pour casser la révolte.

L’œuvre des mécaniciens et autres non élèves ?

Selon toute vraisemblance cet assaut n’est pas l’œuvre des élèves, et s’il y avait des élèves dans le groupe, ils n’étaient pas nombreux. Les policiers de la ville disent avoir identifié des mécaniciens et des jeunes non élèves parmi les agresseurs. Il s’agirait donc d’un groupe de jeunes voyous, des opportunistes, comme c’est bien souvent le cas ces derniers mois pendant les grèves scolaires. Ce genre d’infiltration nuit grandement à l’image des élèves et de leurs syndicats.

Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com

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