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Côte d’Ivoire/ Amnistie de 800 détenus : Alassane Ouattara ne l’a pas fait sous pression, selon Kandia Camara

En marge de la célébration du 58ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le mardi 7 août 2018, Kandia Camara a battu en brèche l’information selon laquelle Alassane Ouattara aurait amnistié 800 détenus sous la pression de la communauté internationale.
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Kandia Camara est formelle. Alassane Ouattara n’a cédé à aucune pression dans la prise de décision d’amnistier de 800 détenus. La secrétaire générale du Rassemblement des républicains pense bien au contraire que le président avait les mains libres.

«C’est une décision très importante. Il a fait pour que les Ivoiriens puissent se mettre ensemble dans la cohésion pour continuer à bâtir notre pays. Il l’a fait pour donner un signal à l’ensemble des Ivoiriens que malgré la douleur qui nous étreint, il faut aller à la réconciliation », a déclaré la ministre de l’Education nationale au micro de nos confrères de la RTI.

Comme pour répondre aux défenseurs de la thèse selon laquelle le président ivoirien aurait plié sous la menace de forces extérieures, elle a ajouté : «C’est un acte très fort surtout qu’il ne l’a pas fait sous pression.»

Un rapport de l’UE publié en juillet dernier tirait à boulets rouges sur le régime d’Abidjan. Selon le document, même si la Côte d’Ivoire «affiche l'image rassurante d'une stabilité retrouvée, portée par des taux de croissance élevés », « les indicateurs sociaux stagnent » et « la population s'interroge de plus en plus ouvertement sur cette croissance qui ne lui semble pas ou peu bénéfique». Le rapport pointait également du doigt «les failles politiques importantes de la reconstruction». L’UE dénonçait les « dérives autoritaires du pouvoir d’Abidjan, la corruption et les flagrantes inégalités sociales».

La réaction des autorités ivoiriennes est tombée ce mercredi 8 août. «Au regard de la qualité des relations qui existent entre l’Union européenne et la Côte d’Ivoire, et en vertu des usages diplomatiques en la matière, connus des deux parties, la diffusion sur les réseaux sociaux d’un tel rapport revêtant de surcroit un caractère interne, est inacceptable et montre bien une volonté manifeste de nuire et d’entacher la crédibilité de la Côte d’Ivoire», ont-elles fait savoir dans un courrier adressé à la représentation de l'UE en Côte d'Ivoire. En outre, le gouvernement ivoirien « conteste, avec la plus grande fermeté, toutes les analyses tendant à faire croire à l’opinion nationale et internationale que des intérêts partisans » sont au centre de sa « gouvernance».



Paula K. avec Cyprien Yao,correspondant / Akody.com

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