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Côte d’Ivoire : Cissé Bacongo rejette les propos qu’on lui attribue et saisit le Procureur de la République pour Fake News

Cissé Bacongo, le conseiller spécial du Président de la République chargé des affaires juridiques, institutionnelles et politiques, est très remonté en ce moment contre les divulgateurs de fausses informations sur les réseaux sociaux. S’insurgeant contre des propos qui lui ont été attribués sur l’inconstitutionnalité d’Alassane Ouattara, il décide de saisir le Procureur de la République à l’effet d’une plainte pour Fake News.  

Une déclaration qui fit le tour des réseaux sociaux

La déclaration attribuée à Cissé Bacongo sur l’inconstitutionnalité du 3ème mandat d’Alassane Ouattara a fait le tour des réseaux sociaux le weekend dernier. Ce poste dans lequel le conseiller spécial affirme que le Président ne sera pas candidat a constitué l’encart préféré des détracteurs du régime d’Abidjan. « Ouattara ne sera pas candidat en 2020 » pouvait-on lire sur internet. Grande fut la surprise de Cissé Bacongo de découvrir ces propos qui vont à l’encontre de ses convictions. Ce pilier du comité d’experts qui rédigea la Constitution de 2016 n’a pas manqué d’apporter un démenti à cette déclaration qui le compromet. 
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Cissé Bacongo dément et porte plainte

Ce dimanche 10 juin, Cissé Bacongo a tenu à faire la lumière sur les propos qui lui sont attribués. S’appuyant sur son intervention dans les colonnes de Jeune Afrique du 8 au 16 juin 2018, il affirme qu’il est impossible qu’il se dédise en moins de 24 heures. Ainsi, avertit-il l’opinion nationale et internationale : « Je tiens à informer qu’après mon article qui a été publié dans les colonnes des quotidiens « Le Patriote » et « L’Inter » du vendredi 8 juin 2018, repris sur les réseaux sociaux et actuellement en ligne, je n’ai fait aucune déclaration, ni écrite, ni verbale, à quelque organe que ce soit. Le document qui circule sur la toile n’est qu’un Fake News, un faux, né d’un commentaire fait par un journaliste et publié sur sa page Facebook (André Silvère Konan) ». Fort de cette constatation, le conseiller spécial d’Alassane Ouattara décide de porter plainte auprès du Procureur de la République, Richard Adou Christophe, contre les « auteurs et les complices de ce Fake News ». 

Ce qu’il a réellement dit au sujet de ce 3ème mandat

L’ancien ministre de l’enseignement et de la recherche scientifique dit n’avoir tenu qu’une interview dans les colonnes de Jeune Afrique. Dans cette intervention, bien qu’il ait eu la prétention de clore le débat, Cissé Bacongo n’a pas pu vider la querelle constitutionnelle avec toutes ses lumières. Au contraire, il nourrit davantage les spéculations en abondant dans le sens des partisans d’une possibilité du 3ème mandat. Le conseiller juridique affirme dans cette contribution à Jeune Afrique que : « Pour cause cette constitution crée un nouvel Etat de droit. Dès lors, on peut soutenir qu’elle ne s’applique pas au second mandat du Président de la République. Ce mandat était déjà en cours, depuis un peu plus d’un an avant son entrée en vigueur… ». Si les gens croyaient donc que Cissé Bacongo avait clamé l’inconstitutionnalité du 3ème mandat d’Alassane Ouattara comme Affousiatta Bamba, ils se sont trompés à l’évidence. Il semble qu’une vieille déclaration de Cissé Bacongo, après l’entrée en vigueur de la Constitution de 2016, soit à l’origine de la probable « Fake News ». Il avait déclaré laisser entendre que la loi fondamentale ne permettait pas à Ouattara de se représenter en 2020. Mais ça c’était en 2016 et nous sommes en 2018, même si un devoir de mémoire s’impose. 

Paula K. avec Alex Dimeco, correspondant/ Akody.com

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