Côte d’Ivoire : Covid-19, terrorisme, développement durable, réforme de l’ONU… la ministre Kandia Camara fait entendre la voix de la Côte d’Ivoire aux Nations unies

La ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Diaspora, Kandia Kamissoko Camara, a fait entendre la voix de la Côte d’Ivoire aux Nations unies, ce lundi 27 septembre 2021, à la 76e assemblée générale de cette institution mondiale. Du haut de la tribune, la ministre d’État Kandia Camara a porté la voix de son pays sur divers sujets.   

Au nom du Président de la République, qui n’a pu effectuer le déplacement de New York, la ministre ivoirienne a abordé les sujets relatifs à la COVID-19, au terrorisme et à la réconciliation dans son pays.

Dans son adresse, Kandia Camara a appelé les pays de l’ONU à amplifier les initiatives nationales et renforcer davantage l’action collective par la coopération et la mutualisation des moyens de lutte, et garantir également l’accès équitable de tous aux différents vaccins de COVID-19. Pour elle, cela passe par un financement adéquat des initiatives en cours, la levée des brevets et le développement des capacités de production de ces vaccins, notamment sur le continent africain jusque-là insuffisamment servi.

Concernant le plan de riposte du gouvernement ivoirien contre la Covid-19, elle a fait savoir qu’il se poursuit avec "détermination" et qu’il comprend un volet sanitaire et humanitaire ainsi qu’un volet économique, à travers le soutien massif au secteur privé, en vue de préserver les emplois et de juguler l’impact social de la crise sanitaire.

Sur la prise en charge sanitaire, la cheffe de la diplomatie ivoirienne a révélé que, depuis le 15 février 2021, une vaste campagne de vaccination contre la COVID-19, avec l’appui des partenaires bilatéraux et multilatéraux a été lancée, permettant à 1,5 million de personnes de se faire vacciner. 

Face à l’ampleur des effets collatéraux et pervers de cette pandémie, notamment au plan économique, social et humanitaire sans précédent, qui sont des sources potentielles d’instabilité pour les États, la consolidation de la paix et le renforcement de la cohésion sociale demeurent, plus que jamais, au cœur des priorités du Gouvernement ivoirien.

Selon Kandia Camara, après avoir surmonté les soubresauts sociopolitiques qu’elle a connus ces dernières années, la Côte d’Ivoire reste, dans toutes ses composantes politiques et sociales, résolument engagée dans un processus vertueux et irréversible de réconciliation nationale et de cohésion sociale.

« C’est pourquoi le Gouvernement ivoirien continue d’œuvrer avec toutes les forces vives de la nation, à consolider davantage la dynamique actuelle de réconciliation nationale, pour laquelle aucun sacrifice n’est trop grand. Dans cette perspective, le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA s'est entretenu avec ses prédécesseurs Monsieur Henri Konan BEDIE, le 11 novembre 2020, et Monsieur Laurent GBAGBO, le 27 juillet 2021. Ils sont convenus, à l’issue de ces rencontres, de la nécessité de maintenir le dialogue et de conjuguer nos efforts en vue de promouvoir la réconciliation nationale, condition indispensable à la préservation d’une paix et d’une stabilité durables en Côte d’Ivoire. Cela constitue le préalable à tout processus de développement, harmonieux et durable dans l’intérêt de nos braves populations. Ces rencontres, qui seront suivies de plusieurs autres afin de restaurer la confiance entre tous les acteurs politiques, sont le prolongement d’une série de mesures hardies que le Président de la République a prises en vue de poursuivre et de renforcer la dynamique d’apaisement de l’environnement sociopolitique, enclenchée depuis 2011 », a-t-elle expliqué.

Le processus de réconciliation nationale, qui participe de la consolidation de l’Etat de droit en Côte d’Ivoire et de sa marche irréversible vers l’émergence, continuera de se fonder sur une justice indépendante, un engagement constant au plus haut niveau de l’État ainsi que sur une appropriation nationale forte.

La Côte d’Ivoire sait pouvoir compter, dans cette démarche, sur le soutien multiforme des Nations Unies et de l’ensemble de la communauté internationale.

La ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères a renouvelé le plaidoyer de son pays en faveur de l’accroissement de l’aide publique au développement, de l’annulation de la dette et de la promotion de financements innovants, en soutien aux efforts nationaux de mobilisation des ressources pour construire ensemble, un monde plus sûr et plus résilient.

Kandia Camara a lancé un appel pressant à une mobilisation accrue face au danger que représente la menace terroriste pour les pays, notamment les plus pauvres.

« Outre ces menaces, l’on assiste à la persistance des conflits internes et régionaux dans plusieurs parties de notre planète. La communauté internationale doit continuer d’être attentive à la situation au Moyen-Orient, en Afghanistan et au Sahara Occidental », a-t-elle ajouté.

S’agissant de la question du Sahara Occidental, la ministre ivoirienne a assuré que son pays voudrait affirmer son soutien au processus de négociations sous l’égide des Nations Unies, en appelant les parties à faire preuve de compromis pour régler ce différend, notamment dans le cadre des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité et de l’esprit de l’initiative marocaine d’autonomie.

Elle a proposé la mise en œuvre effective des priorités énoncées dans la Stratégie anti-terroriste mondiale et de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, constituerait de ce point de vue, un pas décisif.

La ministre ivoirienne a enfin souhaité une réforme courageuse de l’Organisation commune que les Etats membres veulent plus forte, plus démocratique et plus proactive pour réaliser les nobles objectifs qui lui ont été assignés.

« La Côte d’Ivoire réitère son attachement à la nécessaire réforme du Conseil de sécurité, afin de l’adapter aux réalités du monde, au regard des profondes transformations géopolitiques et économiques intervenues au cours de ces dernières décennies. Mon pays réaffirme son plein soutien à la position commune africaine exprimée à travers le « Consensus d’Ezulweni » et la Déclaration de Syrte, qui plaident en faveur de la réparation de l’injustice historique faite à l’Afrique et d’une réforme égalitaire du Conseil de sécurité de l’ONU » a conclu, Kandia Camara.


Sercom et Blackson Dodo Sylvain, Correspondant/Akody.com

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