Côte d'Ivoire: Enquête sur les camps de prière, « Il y’a au moins 541 structures non conventionnelles en Côte d’Ivoire »

Le Projet Samentacom a initié une étude de cartographie des acteurs et des structures de santé mentale en Côte d’Ivoire en collaboration avec le Programme National de Santé Mentale (PNSM) et le Programme National de Promotion de la Médecine Traditionnelle (PNPMT).   

Cette enquête a bénéficié de l’appui technique et financier de la fondation Allemande en Santé Mentale dénommée Mindful Change Foundation (MCF) par l’octroi de bourses de recherche à 15 étudiants en Master des Sciences Humaines et Sociales des universités de Côte d’Ivoire. Le lancement officiel de cette étude princeps s’est déroulé le mercredi 15 janvier 2020 à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.

Un atelier de la présentation des résultats et de la méthodologie de la phase 2 de l’enquête aux autorités universitaires avec l’appui de Médecin Sans Frontières (MSF) WaCA, s’est déroulé, le jeudi 21 janvier 2021 au campus2, en présence du Vice-Président chargé de la pédagogie, Professeur Michel Kodo.

Selon la terminologie du ministère de la Santé, les centres conventionnels de soins sont des centres reconnus par le ministère, et les centres non conventionnels regroupent les centres de médecine traditionnelle, les centres de prières et les centres où on utilise des plantes pour soigner des patients.

« Alors une cartographie a été faite en Côte d’Ivoire où on voit bien le nombre de centres qui prennent en charge les malades mentaux. Il y’a au moins 541 structures non conventionnelles en Côte d’Ivoire pour 35 structures conventionnelles de l’Etat de Côte d’Ivoire », a fait sortir Professeur Koua Assémian, médecin-psychiatre, enseignant - chercher à l’UAO, coordonnateur national dudit programme.

Quant au Docteur Kroa Ehoulé, médecin-chercheur à l’institut national de santé publique, et directeur coordonnateur de programme national de promotion de la médecine traditionnelle, il a salué ce projet.

« Depuis des décennies, notre médecine traditionnelle a toujours été utilisée dans le pays par les populations. 90%, 91%, 80% dans certaines régions. Vue la prise en charge holistique des patients, d’autres sont toujours attachés à leurs cultures. Compte tenu de cet état de fait, le ministre et le gouvernement ont décidé d’autoriser, de légaliser, de réglementer le secteur. C’est un excellent projet, nous voudrions que les malades fassent la médecine traditionnelle, qu’ils fassent également à la médecine moderne pour qu’on ait un bon diagnostic pour la prise en charge des problèmes de santé. »

Un projet appuyé par le programme national de santé mental de Côte d’Ivoire.

« C’est bien parce que dans notre pratique quotidienne, on se rend compte que la majorité de nos malades ont recours à ces structures non conventionnelles avant de venir dans nos structures de soins. Lorsqu’on les prend en charge, quand on les stabilise, ils ont encore recours à ces structures de soins et donc dans notre vision, il est question d’avoir une approche  communautaire pour former ces praticiens et de sorte à articuler les pratiques de sorte que les patients ne soient pas exposés ».


M.K. Arnaud, Correspondant/Akody.com

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