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Côte d’Ivoire : Fin de parcours pour le chef des microbes de Sinfra

Depuis quelques temps, la justice populaire fait son chemin en Côte d’Ivoire. La population ivoirienne, se sentant délaissée par sa justice et ses forces de l’ordre, a jugé bon de se rendre justice elle-même. L’on n’est mieux servi que par soi-même dit l’adage.
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La population applique la justice à sa façon

Fin de parcours pour le chef des microbes de Sinfra, le sieur Lagaré. Sa cavale a pris fin sur une note macabre car le petit délinquant est passé de vie à trépas par les soins des habitants de la petite ville. L’on rapporte qu’en ce jour, le quidam a été débusqué de sa cachette avant d’être battu puis brûlé vif par ceux qui le recherchaient activement. Les jeunes gens responsables de cette justice populaire ont très vite agi pour ne pas laisser le temps à la police de se mêler de cette affaire. L’individu aurait été alors remis à la justice et immanquablement libéré, comme régulièrement constaté.

La goutte d’eau qui fit déborder le vase

Ce drame n’est que le résultat d’une colère accumulée par les habitants suite aux nombreux méfaits de Lagaré. Ce jeune chef microbe et les siens auraient attaqué un maquis de la ville pour dépouiller les clients, blessant grièvement certains au passage. Pis, Lagaré se serait rendu coupable du meurtre d’un conducteur de poids lourd au surnom de Colombo, le weekend dernier. Mal lui en pris donc car les proches de la victime ont mis sa tête à prix. C’est surement ces gens qui ont donné le coup de grâce au fugitif. Il se raconte que Lagaré et sa bande n’étaient pas à leur coup d’essai. Ils séviraient dans la région depuis plusieurs mois.

L’intérieur du pays, la nouvelle cible des microbes

Comme Lagaré, plusieurs autres microbes ont connu la même triste fin, principalement à Abidjan où tout a commencé après la crise post-électorale. Les microbes (nom dérivé du film La Cité des dieux), sont un groupe d’adolescents qui agressent les gens dans la rue, à l’aide d’armes blanches, faisant quelques fois des morts. L’année dernière, le phénomène avait atteint une telle proportion que le gouvernement s’est senti obligé d’agir avec des opérations dits d’éperviers. Malheureusement rien n’y fit, les microbes continuaient de prospérer. La population, accusant le gouvernement de nourrir le phénomène par de curieuses relaxes, s’était mise à se faire justice elle-même. Plusieurs microbes ont été ainsi brûlés, notamment à Cocody et à Yopougon. C’est sans doute ces représailles qui les ont fait replier dans les villes de l’intérieur du pays.


Paula K. avec Alex Timauh,correspondant/Akody.com

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