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Côte d’Ivoire : Hommage, aux 7 femmes d’Abobo présumées assassinées lors de la crise post-électorale

La commémoration du 8e anniversaire des sept (7) femmes présumées assassinées lors d’une marche pendant la crise post-électorale de 2010, a eu lieu dimanche 03 mars 2019. Un grand rassemblement s’est tenu à Paris, place de la République, mais également à Abobo, en présence du Maire Hamed Bakayoko.
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Hommage aux 7 femmes martyres du RDR

La commémoration du 8e anniversaire des 7 femmes présumées assassinées lors de la crise post-électorale, par les Forces de Défense et de Sécurité de Laurent Gbagbo, s’est déroulée ce dimanche 3 mars 2019 à Paris et à Abobo. A Paris, un rassemblement a eu lieu à la place de la République à l’initiative de l’association SOS Femmes, entre autres. Il s’agissait, pour ces manifestants, de rendre hommage aux 7 femmes martyres du Rassemblement des Républicains (RDR) et de restituer la vérité.

Une cérémonie a été aussi organisée au rond-point d’Abobo, où ces 7 femmes sont censées avoir été tuées, le 3 mars 2011, par des chars de l’armée de Laurent Gbagbo. Les Ministres Hamed Bakayoko, Touré Mamadou et Koné Mariatou ont assisté à cet hommage. Une gerbe de fleur a été déposée audit lieu par le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense.

Des doutes persistent sur ce massacre, symbole de la résistance RDR

Cette autre commémoration des 7 femmes présumées tuées à Abobo, lors de la crise post-électorale, se déroule alors que l’existence de ce massacre n’a pas encore été clairement établie à la Cour Pénale Internationale. L’expert témoin appelé à la barre en mai 2017 avait émis des doutes sur l’authenticité des éléments de preuves qu’on lui avait présentés. Il a dit « Nous avons vu des tâches suspicieuses sur le t-shirt. Nous avons donc effectué des tests pour savoir si c’était du sang. Et tous les tests étaient négatifs ». Et les pro-Gbagbo de prolonger sa déclaration en affirmant qu’il a parlé de sang de bœuf.

Quant au Général Détho, il avait déclaré le 9 novembre 2017, lors de son vidéo-témoignage depuis Abidjan, que : « Mangou m'a dit que c'est le Général Palasset qui l'a informé d'une marche de femmes à Abobo. Je ne connais pas ce Général, je n'ai jamais conversé avec lui. Les FDS n'étaient pas à cette marche donc ils ne pouvaient pas tirer sur quelqu'un.

J'ai interrogé mes éléments sur le terrain et ils m'ont dit qu'ils n'étaient pas sur le terrain et n'ont encadré aucune marche. Le Commandant que j'ai eu m'a dit que ce jour, il tentait d'aller faire le ravitaillement et au niveau du point Gagnoa Gare, il a essuyé des tirs et a rebroussé chemin. Personne ne pouvait sortir du camp ».

Ainsi, jusqu’à ce jour, les doutes persistent sur la véracité de ce massacre. Mais, tant que le droit et la médecine n’ont pas clairement tranché, chacun est libre de croire ou non en l’existence de ce crime, selon son bord politique.



Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com

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