Côte d’Ivoire : Joseph Lankoande, administrateur de la page Radio PDCI, libéré après trois heures d’interrogatoire

Joseph Lankoandé, administrateur de la page Radio PDCI, a été libéré samedi après un interrogatoire qui aura duré trois heures. L’information de sa remise en liberté a été donnée par les organes et médias proches du parti septuagénaire.

Joseph Lankoandé retrouve sa famille

Nous apprenons que Joseph Lankoande a retrouvé sa famille biologique et politique depuis le samedi soir après 03 heures d’interrogatoire à la police de la cybercriminalité. Contrairement donc à ce qu’ont affirmé certains médias, le cyberactiviste a effectivement été interpellé samedi à propos d’un article publié par Radio PDCI, quelques jours plus tôt. Cet article attribue des origines étrangères au Président de la République, Alassane Ouattara, et à son poulain Fabrice Sawegnon, fondateur de Voodoo Group et grand perdant de l’élection municipale au Plateau. Le partage de cet article par un jeune étudiant du nom d’Eddie Armel Kouassi a d’ailleurs valu à ce dernier une incarcération. C’est donc raisonnablement que l’auteur même de l’article, Joseph Lankoande devait être arrêté. Mais arrêté le matin, il sera finalement relâché au bout de 03 heures d’audition.

Il confie sur la page qu’il administre : « J'ai été interrogé pendant 03 heures de temps. Ils voulaient savoir si j'étais l'auteur de l'article qui mettait “en doute” la nationalité de Sawegnon et plus loin de Mr Ouattara. »

La traque aux cyberactivistes avant la présidentielle est-elle engagée ?

Comme l’on peut le constater, le pouvoir s’est lancé dans une véritable traque des cyberactivistes ivoiriens, mais principalement ceux des partis rivaux, en l’occurrence le PDCI et le FPI.

En effet, alors que les discours de haine et de violence fusent de part et d’autre, seuls les partisans de l’opposition sont poursuivis, tandis que ceux du pouvoir jouissent d’une immunité qui ne dit pas son nom. Cette justice sélective fait dire à certains que le pouvoir d’Abidjan veut définitivement museler l’opposition. Après l’avoir privée de l’accès à la RTI, le Gouvernement entend aussi réduire l’opposition au silence sur les réseaux sociaux, sa seule plateforme d’expression. Grâce à ces arrestations très intimidantes, les cyberactivistes de l’opposition seront contraints, sans aucun doute, à faire profil bas pendant un bon moment. Par la même occasion le pouvoir vient en aide à ses propres cyber-soldats malmenés sur la toile par ceux des adversaires politiques.


Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com

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