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Côte d’Ivoire : KKS s’adresse à nouveau à Alassane Ouattara

Les décisions du non report des élections locales du 13 octobre, puis de la non réforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI) ordonnée par le président de la République, Alassane Ouattara, contradictoire avec les actions annoncées dans ce sens, continuent de susciter des réactions au sein de l’opposition notamment du Front Populaire Ivoirien (FPI) tendance Aboudramane Sangaré, mais aussi chez Konan Kouadio Siméon (KKS), ancien candidat aux élections présidentielles de 2015. 
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Dans une adresse au chef de l’Etat, KKS estime que s’il était à sa place, il aurait « ordonné immédiatement le report des municipales et régionales afin de les rendre ‘’inclusives et sans violences ».

Poursuivant dans un message qui sonne comme un conseil de prévention à une éventuelle crise, à l’image de celle de la crise postélectorale de 2011, il dit qu’il aurait « procédé à l’ouverture sans délais du dialogue pour la mise en conformité de la CEI tel que ordonné par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et accepté par le Président Alassane Ouattara dans son discours à la nation du 06 août 2018 », ajoutant aussi.

« J’aurais ouvert une période de dialogue national et de concertation avec toutes les forces vives de la nation pour un consensus minimum autour des questions relatives à la réconciliation, aux élections et la paix ; J’aurais mis ensuite en place un gouvernement d’union nationale pour deux objectifs principaux : assurer une fin de mandature paisible et profitable pour le peuple, une sortie honorable et digne pour le Président ; aborder la préparation des échéances à venir par les préparatifs de l’ouverture d’une véritable transition dirigée par des personnalités neutres (le Président sortant ayant achevé son dernier mandat tel qu'annoncé lui-même) », a-t-il indiqué, tout en précisant que cette transition aurait pour mission de mettre en place un gouvernement d’unité nationale ; mettre en place une nouvelle constituante pour un nouveau contrat social ; organiser la réconciliation nationale ; organiser l’élection présidentielle.

En guise de précision, notons que la liste de candidatures pour les élections locales du 13 octobre 2018 a été publiée le 11 septembre par la CEI, ce, en dépit des interpellations de la classe politique dont le parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) et le parti Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) sur son report et la réforme de la CEI.



Paula K. avec Casimir Boh, Correspondant/Akody.com

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