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Côte d’Ivoire : L’armée française expérimente une nouvelle arme à Toumodi ; la population locale s’oppose à ses manœuvres

Comme pendant la crise ivoirienne de 2002 à 2010, l’armée française a eu des sueurs froides ce lundi 13 août 2018, à Toumodi, face à une population hostile. Celle-ci ne voulait pas voir les troupes de la base de Lomo-Nord procéder à l’expérimentation d’une arme, du nom de « César », jugée très dangereuse.
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La population encercle le camp

Ce lundi, nous rapporte-t-on, la base militaire de Lomo-Nord, un détachement du 43e BIMA de Port Bouët à Abidjan, a été encerclée par un groupe de gens très hostiles. Pendant plusieurs heures, ils ont manifesté bruyamment devant le camp de Lomo-Nord afin que les militaires français abandonnent leur projet. Il a fallu l’intervention de la gendarmerie, venue dare dare de Yamoussoukro, pour ramener le calme. Il est reproché aux militaires français de vouloir coûte que coûte procéder à l’expérimentation de leur arme « César » nonobstant le refus des populations locales. Depuis le début du mois d’août, en effet, l’armée française a insisté par deux fois pour procéder à un essai de son arme « César » qui aurait une portée de 40 km. Devant cette impertinence des hommes du camp de Lomo-Nord, les autorités traditionnelles ont adressé un courrier au préfet de région du Bélier, Joseph Kpan Droh, dans lequel elles ont marqué leur refus de voir une telle chose se produire sur leur sol. Pourtant, l’armée française n’aurait pas abandonné son projet et chercherait à passer outre le refus des populations.

Des manœuvres qui interpellent forcément

Cette scène rappelle bien les accrochages entre l’armée française et les jeunes patriotes de Laurent Gbagbo pendant la crise militaro-politique de 2002 à 2010. Les forces du 43e BIMA et leurs frères de la Licorne, maintenant partis, étaient fréquemment la cible des partisans de Laurent Gbagbo qui les accusaient de manœuvres suspectes. Cette obstination des éléments du 43e BIMA à vouloir forcément tester leur arme, malgré le refus des populations locales, pose le problème fondamental de la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Une armée étrangère, fut-elle amie, ne pouvant piétiner la volonté des Ivoiriens, il serait bien de lui fixer des limites afin de lui éviter de passer pour une armée coloniale.

De même, après la démonstration musclée de l’armée ivoirienne lors du défilé du 7 août, une telle manœuvre unilatérale passe de moins en moins. 

Paula K. avec Alex Dimeco,correspondant/Akody.com

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