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Côte d’Ivoire : le procès de Simone Gbagbo pour crimes contre l’humanité s’ouvrira le 31 mai

Cheveux grisonnant et rasés courts, Simone Gbagbo a comparu lundi au tribunal d'Abidjan lors de l'ouverture de la session d'assises de son procès pour crimes contre l'humanité, chef d'accusation pour lequel elle sera jugée à partir du 31 mai prochain.

Souriante, Simone Gbagbo est arrivée sous les acclamations de ses partisans. Seule accusée non menottée parmi les treize autres personnes à comparaître pendant la session d’ouverture, l’ancienne première dame a salué ses soutiens de la main en gagnant sa place dans le box. À la fin de l’audience, elle a embrassé de nombreux visiteurs, mais refusé de s’exprimer devant la presse.

Un an après sa première condamnation en mars 2015 à 20 ans de prison, notamment pour « attentat contre l’autorité de l’État », Simone Gbagbo fait donc son retour devant la cour d’Assises. Cette fois-ci, l’ancienne « Dame de fer » à la personnalité controversée sera jugée pour crimes de sang et crimes contre l’humanité et encourt la prison à vie, selon le code pénale ivoirien.
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« Un procès politique »

Hasard du calendrier, le procès de son mari et de Charles Blé Goudé s’est lui aussi rouvert lundi devant la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye, qui la poursuit aussi également pour crimes contre l’humanité. Mais Abidjan refuse son transfèrement à La Haye, affirmant être en mesure d’assurer une justice exemplaire sur le sol ivoirien.

Ce que contestent les partisans des Gbagbo, qui dénoncent « une justice des vainqueurs » en Côte d’Ivoire.  L’un des avocats de l’ancienne première dame, Me Ange Rodrigue Dadje, évoque d’ailleurs « un procès politique ». « L’instruction a été complètement bâclée (…) Le pouvoir ivoirien veut que Mme Gbagbo soit condamnée, cette cour qui a été choisie sur mesure ne fera que (la) condamner », a-t-il avancé.

Un jury « composée à 95% de personnes issues du Nord »

Les avocats de Simone Gbagbo en veulent pour preuve  la composition du jury, qu’il juge trop nordiste. « La liste des jurés est composée à 95% de personnes issues du Nord ou Malinkés (Mandingues) alors que Simone Gbagbo est poursuivie pour avoir fait tuer des gens issus du Nord. Si on nous dit que ça ne pose pas problème, je dis ‘non’ « , a réagi Me Ange Rodrigue Dadje. 

À l’énoncé de certains patronymes nordistes pendant la lecture de la liste des jurés, les partisans de Simone Gbagbo ont ainsi montré leur réprobation, secouant la tête, levant les bras de dépit ou protestant avec des « encore » bruyants.

« C’est une dame de fer. Elle a été la Première dame, c’est normal qu’elle ait ses partisans », a estimé de son côté Me Coulibaly Soungalo, avocat des parties civiles, qui réclame « une justice pour les victimes qui ont longtemps souffert ». Au vue de l’ambiance lors de cette première journée, le procès s’annonce donc agité.

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