Côte d’Ivoire : Ouverture à Paris du procès sur le bombardement des soldats français à Bouaké

Le procès aux assises des pilotes accusés du bombardement de la base militaire française de Bouaké, en novembre 2004, s’ouvre lundi 29 mars 2021 à Paris. Les auteurs, en fuite, ne seront pas présents à l’audience. Ce qui n’empêche pas les parties civiles d’attendre, enfin, des réponses dans un dossier. Plus de 16 ans après les faits, les familles des victimes espèrent enfin en savoir plus sur les circonstances du drame.   

Le 6 novembre 2004, le camp militaire français de Bouaké était bombardé, faisant neuf morts parmi les soldats et près de quarante blessés. À l’origine du bombardement, des mercenaires biélorusses et leurs copilotes ivoiriens, liés aux forces loyalistes. S’ils n’ont pas été arrêtés à l’époque, c’est parce que Paris n’en aurait pas donné l’ordre.

Michèle Alliot-Marie et Dominique de Villepin, respectivement ministres de la Défense et de l’Intérieur au moment des faits, seront appelés à la barre pour témoigner, alors que le banc des accusés sera vide. Les pilotes sont aujourd’hui morts ou en fuite.

Dans le procès qui s’ouvre ce lundi, et qui se tiendra jusqu’au 16 avril devant les assises de Paris, les trois suspects sous le coup d’un mandat d’arrêt, le mercenaire biélorusse Yuri Sushkin, 68 ans, et les deux militaires ivoiriens, Ange Gnanduillet, 65 ans, et Patrice Ouei, 63 ans, seront absents et donc jugés par défaut pour assassinats.

Ils sont accusés d’avoir bombardé, le 6 novembre 2004, avec deux avions de l’armée régulière ivoirienne, un cantonnement de l’armée française à Bouaké, dans le nord de la Côte d’Ivoire. Les Français agissaient alors dans le cadre d’un mandat de l’ONU de maintien de la paix entre le régime du président Laurent Gbagbo et des rebelles.

L’attaque, faisant dix morts et trente-huit blessés, avait motivé une riposte immédiate de la France, qui avait détruit la totalité des forces aériennes ivoiriennes. La riposte française est instantanée : le jour même, la quasi-totalité de la flotte aérienne militaire ivoirienne, bombardiers Sukhoï et hélicoptères d’attaque Mi-24 sont mis hors d’usage.


Blackson Dodo Sylvain, Correspondant/Akody.com

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