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Côte d’Ivoire : Pour Gnamien Konan, il n’est plus question que des personnalités politiques siègent à la CEI, mais des personnalités de la société civile

A l’occasion d’une rencontre avec une délégation de l’Union Africaine (UA), ce mardi, Gnamien Konan, le président de la Nouvelle Côte d’Ivoire, a émis quelques souhaits à l’endroit de la future réforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI). Ainsi, aimerait-il que les personnalités politiques ne siègent plus à la CEI, mais des personnalités de la société civile, oui.
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Des acteurs de la société civile plutôt que des hommes politiques

Recevant une équipe de l’Union Africaine (UA), au siège de son mouvement politique, mardi 27 novembre 2018, Gnamien Konan a émis de pieux vœux à l’endroit de la future réforme de la CEI.

« Nous souhaitons que dans cette réforme, qu’il ne siège plus dans cette CEI, des personnalités politiques ; soit de personnalités de la société civile. Nous souhaiterions qu’ils soient choisis par appel à candidature si possible pour garantir l’efficacité. Il faut que ces personnalités soient capables de mener des élections justes et transparentes ». A croire le président de la Nouvelle Côte d’Ivoire, seuls des acteurs de la société civile sont capables de faire preuve d’intégrité et d’honnêteté, contrairement aux hommes politiques.

Mais à bien considérer le pédigrée des organisations de la société civile l’on ne peut qu’être dubitatif. Depuis la crise militaro-politique de 2002, elles ne diffèrent pas beaucoup des clubs de soutiens, fort de l’origine de leurs financements. Quand bien même, elles essaient de revenir à leurs fondamentaux, c’est avec peine. De plus les acteurs de la société civile ne sont pas soumis à des exigences de probité et de vérité comme pourraient l’être les religieux…

Gnamien Konan comme Sylvain Kean Zoh et Valentin Kouassi

Outre le désir de voir les personnalités de la société civile remplacer ceux de la politique, Gnamien Konan souhaite aussi que la réforme de la CEI se fasse le plutôt possible, avant les trois premiers mois de 2019, de préférence.

« Nous pensons que la CEI doit être mise en place avant la fin du premier trimestre de 2019, pour qu’elle puisse nous proposer une nouvelle loi électorale capable de garantir une élection juste. », a déclaré l’ancien Ministre de la Fonction Publique qui s’inscrit ainsi dans la même veine que l’écrivain et homme politique Sylvain Kean Zoh et le cadre PDCI Valentin Kouassi.

A l’approche du nouvel an, les déclarations de Gnamien Konan risquent de passer, à juste titre, aux yeux du pouvoir, pour de traditionnels et simples vœux. Le régime d’Abidjan, par la voix de Marcel Amon Tanoh, son Ministre des Affaires Etrangères, a déjà tranché : il n’y aura pas de réforme de la CEI avant 2020. Ce qui est dit est dit, sommes-nous tentés d’ironiser.



Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com
 
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