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Côte d’Ivoire : Pour Gnamien Konan, la visite de Paul Kagamé est un message de Dieu à la Côte d’Ivoire, qui se rapproche du précipice rwandais de 1994

« Sinon dites-moi pourquoi croyez-vous qu’en ce moment critique de notre histoire avons-nous reçu pour la première fois, la visite du Président du Rwanda ? Parce qu’il a été invité ? Non, Dieu veut nous dire que le Rwanda, 1.000.000 de morts, se rapproche de nous, pas à pas, si nous ne faisons pas attention. », a déclaré Gnamien Konan à l’occasion de son message de joyeux Noël, ce mardi 25 décembre. Pour le président de La Nouvelle Côte d’Ivoire, ce n’est pas fortuit, non plus, si Paul Kagamé a parlé de corruption lors de son discours le 20 décembre dernier.
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Le message de Gnamien Konan à l’occasion de la fête de Noël

« Joyeux Noël à tous. Et surtout n’oublions pas dans nos prières de bénir et de remercier profondément Notre Dieu, le Dieu de la Côte d’Ivoire pour ce qu’il fait pour nous et pour notre pays. En effet sans sa protection, où seront nous aujourd’hui, dans ce pays avec les comportements que nous avons ?

J’ai toujours cru que Dieu parlait à ses enfants. Mais que c’est nous qui avons des oreilles pour ne pas entendre. Dieu nous parle par nos parents, par nos enfants, par notre voisin, notre chauffeur, notre Président, notre curé, par les événements de notre vie… plus souvent que nous le pensons.

Sinon dites-moi pourquoi croyez-vous qu’en ce moment critique de notre histoire avons-nous reçu pour la première fois, la visite du Président du Rwanda ? Parce qu’il a été invité ? Non, Dieu veut nous dire que le Rwanda, 1000.000 de morts, se rapproche de nous, pas à pas, si nous ne faisons pas attention. Pourquoi nous a-t-il parlé de corruption ?

C’est pour nous dire que si nous continuons d’ériger l’argent en dieu, de détourner l’argent public pour nos besoins égoïstes et égocentriques nous connaîtrons le sort du Rwanda. La politique devrait être une saine et fraternelle compétition entre frères et sœurs porteurs d’un projet de prospérité pour la nation. Mais ce à quoi nous assistons, acteur ou complice, n’a rien à voir avec la politique ou la démocratie.

C’est la guerre, la pré-guerre pour la conquête du pouvoir, du pouvoir clanique. De 2010 et 2011 nous n’avons rien retenu. S’il nous plaît, soyons vigilants. Même s’il semble que parmi nous, certains ont intérêt que tout s’embrase, soyons vigilants. L’argent permet certes de régler des problèmes ici-bas, mais c’est souvent lui qui nous conduit en enfer.

Je n’ai pas d’autre solution à proposer que l’amour, toujours l’amour de la patrie, des Ivoiriens de tous les Ivoiriens. Je vous demande pardon pour mes paroles. Je vous laisse, donc joyeux noël encore. »

Un avertissement maintes fois répété, mais jamais écouté, hélas

Si Gnamien Konan est peut-être le premier à voir dans la visite de Paul Kagamé un message envoyé par Dieu aux Ivoiriens, il n’est pas le seul à prévenir contre un chaos en 2020. Pour le premier observateur venu, qui veut bien ouvrir les yeux, la situation de la Côte d’Ivoire, à l’approche de la présidentielle de 2020, est très alarmante. En octobre dernier par exemple, malgré les interpellations de la société civile, des religieux, des personnalités politiques et des médias, les élections locales ont enregistré des violences et des morts dans plusieurs villes. Comme si ce triste tableau n’avait pas d’importance, les partis politiques et leurs militants ont récidivé lors de la reprise du scrutin local dans certaines communes. Parallèlement à ces joutes électorales, le ton est monté d’un cran avec des discours de plus en plus musclés et ivoiritaires, des manigances extra-judiciaires pour museler l’opposition, des menaces à peine voilées des uns contre les autres…Tous les ingrédients sont bien là pour vivre la douloureuse expérience rwandaise de 1994. Il faut être bien réaliste !

Certains hommes de Dieu ont également fait des prophéties apocalyptiques à l’horizon 2020. Pour avoir prédit l’enfer, ils ont été jetés en prison alors que le bon sens aurait voulu qu’ils soient sollicités sur comment éviter ce pire.

Tout se passait comme si, obnubilés par le pouvoir, les uns et les autres étaient prêts à incendier le pays pour conserver leurs petits privilèges. Face à ces politiciens pyromanes, il appartient désormais aux Ivoiriens de prendre conscience et de s’unir, entre fils et filles de ce pays, pour faire barrage aux projets obscures de ceux qui ont à gagner si le chaos s’installait dans ce pays.

Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com

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