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Côte d’Ivoire/UFHB : Crise à l’université FHB, « Ils sont l’élite du pays, ils sont chercheurs, c’est probablement chez eux qu’il doit y avoir des solutions… » (Contribution)

La crise ouverte à l’université Félix Houphouët Boigny entre la présidence de ladite université et les enseignants-chercheurs et chercheur regroupés au sein de la CNEC persiste, ce en dépit d’une trêve obtenue récemment.
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En effet, depuis quasiment trois mois, les deux parties ne parviennent pas à s’accorder sur entre autres points clés des revendications de la CNEC que sont : l’application de nouveaux taux horaires adoptés à l’atelier de Bingerville du 14 mars 2019 dès cette année académique 2018-2019 ; le paiement intégral des ponctions de 2015-2016 et  de 2016-2017, etc.

Témoin de cette situation qui semble s’empirer au fil des heures, un acteur clé du système éducatif universitaire a tenu à interpeller sur les dangers qui guettent l’université à travers une contribution.

Les crises dans l’Enseignement Supérieur et dans l’Éducation Nationale doivent interpeller toutes les couches sociales. Chacun doit s’investir comme il le peut, pour un dénouement définitif de ces crises.

L’École n’est-elle pas le socle de toute société ? Des spécialistes de la pédagogie pouvaient s’écrier en ces termes : « Donne-moi des enfants, je te ferai, par le biais de l’éducation, sortir quels types de citoyens tu veux, des ingénieurs, des médecins, des chercheurs, des mendiants, et même des voleurs s’il le faut ».

À partir de là, nous devons tous faire attention au système éducatif. Il doit être à l’écart des considérations politiques. Nous sommes tous tenus par le devoir de vérité, face à l’école, pour tous ceux qui ont à cœur l’avenir de nos enfants, l’avenir de notre pays, dans ce monde de plus en plus compétitif. Où c’est la compétence dans les aptitudes qui fait la différence, et nulle place pour la médiocrité.

C’est en cela que chacun, dans son  domaine, doit apporter sa contribution au règlement des crises universitaires et scolaires avec objectivité. Des contributions comme celle constatée récemment sur le site d’ivoire soir.net doivent être maintes fois réfléchies avant leur rédaction et leur publication.

Dans l’article intitulé : « radiation d’enseignants à l’université de Cocody : le prof Abou Karamoko a-t-il vraiment lu les textes de la Fonction Publique ? ». L’idée véhiculée dans cet article est que les sanctions prises à l’université sont appliquées en dehors de toute légalité administrative. 

Approchée, l’administration de cette université nous a ramené aux textes cités dans cet écrit,  à savoir l’Article 75 du Statut Général de la Fonction Publique. Article 75 : « Le bénéficiaire d'un congé de maladie, d'un congé pour couches et allaitement, d'un congé exceptionnel de maladie, d'un congé de longue durée, ne doit exercer aucune activité lucrative. En cas de violation de cette interdiction, la rémunération du fonctionnaire est suspendue jusqu'au jour où l'intéressé cesse l'activité interdite, sans préjudice des sanctions disciplinaires. Il est en outre tenu de signaler ses changements éventuels de résidence au Ministre chargé de la Fonction Publique. »

Et également de l’Article 13 du décret N° 93-607 du 2 Juillet 1993 portant modalité particulière que voici : SECTION IV : DISCIPLINE. Article 12 : « Les sanctions qui peuvent intervenir à l'encontre des fonctionnaires exerçant des emplois de maître assistant, maître de Conférences et professeur sont : La censure ; L'ajournement de l'avancement d'échelon ; Le déplacement d'office dans un emploi équivalent ; La suspension ; L'interdiction d'enseigner ; La révocation. »  

Article 13 : « La censure est proposée par l'Assemblée de Faculté, ou l'organisme en tenant lieu et prononcée sans appel par le Conseil de l'Université ou le Comité de direction. L'ajournement de l'avancement d'échelon, pour une durée d'un an au maximum, est proposé par l'Assemblée de Faculté, d'École ou de département et soumis à l'avis favorable du Conseil de l'Université ou du Comité de direction. Les quatre dernières sanctions prévues à l'Article 12 ci-dessus ne peuvent être prononcées qu'après avis des Conseils de discipline de l'Université ou des Grandes Ecoles professionnelles et techniques.

Ces Conseils font l'objet d'une réglementation particulière,   peut être fait appel de l'avis des Conseils devant la Commission permanente des Enseignements supérieurs. »

Article 14 : « En matière disciplinaire, l'appréciation des sanctions à prononcer éventuellement à l'encontre des membres de l'Enseignement supérieur, universitaire, professionnel et technique relève de la compétence de l'Assemblée de Faculté, de l'organisme en tenant lieu, du Conseil de l'Université, et en appel, de la Commission permanente des Enseignements Supérieurs. La consultation des deux premières instances est obligatoire avant toute prise de sanction. »

À la lecture de ces textes, il ressort que l’auteur a une autre compréhension qui s’écarte un tant soit peu de la réalité. Ici, il est bien compréhensible que la décision des sanctions revient au conseil de l’université et apparemment, ça toujours fonctionner ainsi. Par ailleurs, nous le disions tantôt, il est mieux d’apporter une contribution constructive à la résolution de ces crises que de prendre maladroitement partie.

S’il y a eu sanctions, c’est qu’il y a eu des  fautes commises. Elles peuvent être graves ou minimes. Pourquoi ces maîtres du savoir ne s’asseyent-ils pas pour résoudre ces crises ? Ils sont l’élite du pays, ils sont chercheurs, c’est probablement chez eux qu’il doit y avoir des solutions et pas ailleurs ! Si notre avis était demandé, nous proposerions aux syndicalistes, qui n’existent que par la défense de leurs intérêts, d’aller humblement vers leur hiérarchie, étant donné que des pourparlers pour la prise en compte de leurs préoccupations ont débuté. Ce n’est pas le lieu de jeter de l’huile sur le feu. Mais peut-être qu’ils l’ont déjà fait. Suffisamment.

   

 Casimir Boh/Akody.com
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