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Côte d’Ivoire : Un reportage de France 2, sur le travail des enfants dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire, censuré par les autorités ivoiriennes

Jeudi soir, la diffusion de l’émission « Envoyé spécial » a été brutalement interrompue dans certains pays africains, dont la Côte d’Ivoire alors que ce n’était pas le cas dans le reste du réseau Canal, notamment en France. L’émission aurait été tout simplement censurée par les autorités ivoiriennes à cause de son contenu, en complet déphasage avec leurs discours officiels.
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Elise Lucet ironise sur cette interruption en Côte d’Ivoire

Prévu pour être diffusé jeudi soir sur l’ensemble du réseau Canal+, le reportage de France 2 sur le travail des enfants n’est pas passé en Côte d’Ivoire et dans certains pays d’Afrique francophone comme le Sénégal. C’est d’ailleurs ce que constate Paul Moreira, l’un des auteurs du documentaire, à travers un tweet : « Donc c’est multi-confirmé, le reportage sur le cacao a été censuré en Côte d’Ivoire. ». A la place de ce reportage exclusif, c’est un documentaire sur les fontaines de Paris qui est présenté aux téléspectateurs…

Pour toute réponse à cette censure des autorités ivoiriennes, Elise Lucet journaliste ayant participé au reportage d’ « Envoyé spécial » ironise à travers une série de tweets, dont celui-ci : « Pour ceux dont la diffusion du reportage sur certaines plantations de Côte d’Ivoire a brutalement été interrompu (notamment en Côte d’Ivoire), sachez qu’Envoyé Spécial sera disponible sur YouTube dès demain. On ne peut imaginer qu’il s’agisse d’une censure, non. »

Ce que révèle le reportage de France 2

Le reportage en question jette des lumières sur l’obscur travail des enfants dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire, notamment celles de Goin-Débé, à l’ouest du pays. Les journalistes français se sont introduits au cœur de l’ouest forestier pour découvrir le visage hideux de cette traite d’esclaves qui ne dit pas son nom. Ces gamins, qui viennent pour la plus part du Burkina Faso, sont employés dans les plantations sans être payés, ou le sont misérablement. Aziz, l’un des enfants interrogés, confie d’ailleurs qu’il a travaillé pour son patron pendant 6 ans, sans être payé. C’est seulement l’année dernière qu’il a reçu une petite parcelle de ce patron. L’exploitation de cette parcelle lui aurait donné un sac et demi, soit 180 kg de cacao ; Il obtiendra 210 euros (environ 138.000 FCFA) de la vente de ces 180 kg sur le marché local. Un bien maigre salaire annuel qui l’aurait poussé à s’endetter jusqu’au cou.

Le documentaire met donc à nu le pouvoir d’Abidjan qui n’a cessé de dire que la traite des enfants dans les plantations de cacao a été complètement éradiquée, depuis quelques années. La réalité est toute autre au regard du reportage de France 2. Pourtant, les dirigeants actuels avaient fait de la lutte contre la traite des enfants, leur cheval de bataille. Sous l’ancien régime, celui de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara et ses compagnons de lutte ont constamment appelé au boycott du cacao ivoirien pour, disent-ils, mettre fin à cet esclavage des temps modernes. L’actuelle Première Dame Dominique Ouattara et sa fondation Children Of Africa avaient même chargé cette affaire, provoquant l’ire des refondateurs.

Le constat est clair, cette dénonciation sous Laurent Gbagbo avait d’autres objectifs. Elle ne pouvait pas être motivée par des élans humanitaires étant donné que le phénomène a toujours cours.

Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com

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