Publicite

Côte d’Ivoire : Une cinquantaine de jeunes RHDP assaillent la résidence de Bédié à Cocody

Une cinquantaine de jeunes RHDP ont assailli, ce mardi, dans la soirée, la résidence d’Henri Konan Bédié à Cocody. Ils étaient conduits par un certain Awassa Abdoul, que l’on dit très proche d’Hamed Bakayoko. Cette action visait, selon ce loubard, à demander au président du PDCI-RDA d’arrêter d’instrumentaliser la jeunesse ivoirienne.
Publicite

« à cause de lui le sang des Ivoiriens est versé sur la terre de Nanan Félix Houphouët Boigny »

Dans la soirée de ce mardi, un groupe de jeunes militants du RHDP, conduits par Awassa Abdoul, ont marché sur la résidence d’Henri Konan Bédié à Cocody. Sans grande difficulté, ils sont parvenus au second domicile du président du PDCI, qui était absent ce soir, certainement dans son QG à Daoukro.

Là, Awassa Abdoul, un responsable du mouvement de soutien aux actions d’Hamed Bakayoko (MNSAHB), a tenu un discours pour mettre en garde le président du PDCI-RDA. « Nous, jeunes du grand centre, nous jeunes Ivoiriens, nous jeunes de la Côte d’Ivoire, nous jeunes de la région de l’Iffou (la région du président Henri Konan Bédié) nous sommes venus ici pour demander au président Bédié d’arrêter de sacrifier nous les jeunes Ivoiriens. Depuis longtemps, à cause de lui le sang des Ivoiriens est versé sur la terre de Nanan Félix Houphouët Boigny. Nous demandons au président Bédié d’arrêter de nous tuer, d’arrêter d’être xénophobe, d’arrêter d’être tribaliste », a-t-il déclaré avec force gestuelle.

Sur une autre image, on voit cet Awassa Abdoul verser une substance rouge tout autour de la résidence de Bédié, au nez et à la barbe des forces de l’ordre.  L’on s’étonne d’ailleurs que ce mouvement de foule spontané se soit déporté sans encombre dans un quartier huppé, reconnu pour être sous haute surveillance car abritant des résidences d’officiels. La police a même semblé superviser cette mobilisation. En d’autres circonstances et pour d’autres partis, la réaction aurait été différente.

« actuellement, on fait en sorte que l’Ivoirien soit étranger chez lui »

Ces jeunes militants du RHDP ont effectué cette sortie pour dénoncer les propos d’Henri Konan Bédié en fin de semaine dernière. Le Sphnix de Daoukro avait jeté son dévolu sur les orpailleurs clandestins et plus généralement les étrangers.

Il a notamment déclaré que « Les gens rentrent, on leur fait faire des papiers et ils ressortent. Certains repartent et d’autres restent. Tout cela pour quel but ? (…) Si c’est pour venir fausser les élections de 2020, nous voulons le savoir. Mais, nous traiterons de tout cela un jour, car les précédents doivent nous servir (…) Nous avons fait venir des étrangers dans nos plantations de cacao et de café, et ensuite les gens se sont installés à leur propre compte. Aujourd’hui, ils agressent les planteurs ivoiriens et se disputent même la propriété des terres. Cela devrait nous servir. Il faut que nous réagissions pour que les Ivoiriens ne soient pas étrangers chez eux. Car, actuellement, on fait en sorte que l’Ivoirien soit étranger chez lui. Mais, les Ivoiriens n’accepteront jamais cela ».

Depuis ce discours, le RHDP est saisi d’une transe qui n’en finit pas alors que les Ivoiriens auraient aussi aimé qu’en plus de la condamnation d’un discours tribaliste, le pouvoir d’Abidjan mène une véritable enquête sur les allégations du président du PDCI.



Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com
Publicite

Laisser un commentaire

Publicite
Publicite
Publicite
Publicite
PEAK : 1761184 : 1.68 mb
MEMORY : 1502496 : 1.43 mb
x

Ce site web utilise des cookies

Notre site Web utilise des cookies et collecte votre adresse IP pour diffuser et améliorer notre contenu Web. Les cookies et les adresses IP nous permettent de vous offrir une expérience personnalisée. More

Akody peut utiliser des cookies et mon adresse IP pour collecter des statistiques et fournir des offres personnalisées dans le respect de la politique de confidentialité et des conditions d'utilisation. Akody peut utiliser des services tiers à cette fin. Je peux révoquer mon consentement à tout moment en visitant l'option de retrait.