Publicite

Côte d’Ivoire : Violence intercommunautaire à Dabou, le président du Conseil régional des grands ponts appelle au calme

La ville de Dabou est en proie à un affrontement intercommunautaire sanglant, sans précédent, entre les autochtones Adioukrous et les allogènes Malinkés. Selon des sources, des groupes de jeunes se sont affrontés à l’arme blanche le mardi 20 octobre 2020 et le bilan fait état de plusieurs blessés enregistrés au centre hospitalier. Dans la journée de ce mercredi 21 octobre 2020, un calme précaire règne dans la ville, mais la tension reste toujours vive malgré la présence des renforts d’éléments des forces de sécurité. Des tirs sporadiques ont été entendus, les commerces et autres activités sont à l’arrêt, selon plusieurs témoignages.   

Les images qui circulent sur les réseaux sociaux montrent l’ampleur de la tension. Même si un calme précaire règne dans la ville, la situation reste tendue aux abords des villages.

Préoccupé par cette situation, le professeur SESS E. DANIEL, président du conseil régional des grands ponts, appelle au calme.

« Ivoiriennes, Ivoiriens et habitants de Côte d’Ivoire, la situation que vit actuellement notre pays est préoccupante et alarmante. Aucune des régions n’est épargnée. Je viens, par le présent courriel, en ma qualité de Président de la région des Grands Ponts, interpeller la communauté nationale et internationale sur le cas spécifique de ma région, singulièrement la situation qui prévaut à Dabou (Chef-lieu de région). Dabou, depuis 6h du matin jusqu’au moment où je vous écris ce message, est en proie à un affrontement intercommunautaire sanglant, sans précédent, entre les autochtones Adioukrous et les allogènes Dioulas. Deux peuples qui ont, depuis des lustres, vécu et cohabité en bonne intelligence et en harmonie. Ce que j’ai vu et ce qui m’a été rapporté, ce matin, illustré par des images, est pénible, douloureux et inhumain : des blessés très graves et sans doute des morts. 

(…) Désagréable fut alors ma surprise, lorsqu’on m’annonça la barbarie de ce matin. Que Dieu vienne au secours de notre pays ! Cependant, il est temps, grand temps que les politiques s’asseyent, pour un dialogue franc et sincère ; car le nœud de la situation que vivent les Ivoiriens, çà et là, n’a pas de coloration ethnique, ni religieuse, ni identitaire. La solution se trouve dans le dialogue politique, assorti d’une action commune du collectif des Rois et Chefs, garants des us et coutumes. Ces derniers, avec le concours des guides religieux, doivent avoir le courage et la sagesse de parler, mais surtout de dire la vérité, car seule la vérité affranchit. En dehors d’eux, les uns et les autres, dans leurs régions respectives, doivent pouvoir se parler et mutualiser entre frères et voisins, si et seulement nous aimons notre pays, et reconnaissons que l’héritage commun, c’est-à-dire la Côte d’Ivoire, à nous léguée par nos aïeuls, est destinée à nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. A ce niveau de mon propos, j’exprime prompt rétablissement et toute ma compassion aux blessés.

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

Qu’Il bénisse la région des Grands Ponts et se souvienne du Leboutou ! », a-t-il déclaré.


Blackson Dodo Sylvain, Correspondant/Akody.com
Publicite

Laisser un commentaire

Publicite
PEAK : 1756528 : 1.68 mb
MEMORY : 1522608 : 1.45 mb
x

Ce site web utilise des cookies

Notre site Web utilise des cookies et collecte votre adresse IP pour diffuser et améliorer notre contenu Web. Les cookies et les adresses IP nous permettent de vous offrir une expérience personnalisée. More

Akody peut utiliser des cookies et mon adresse IP pour collecter des statistiques et fournir des offres personnalisées dans le respect de la politique de confidentialité et des conditions d'utilisation. Akody peut utiliser des services tiers à cette fin. Je peux révoquer mon consentement à tout moment en visitant l'option de retrait.