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CPI : « Il n’y a aucune circonstance qui justifie le maintien en détention d’une personne acquittée » Me Altit Emmanuel

Le procès Laurent Gbagbo et Charles Blé a redémarré ce vendredi 1er février, à la Haye. L’équipe de la défense, qui a pris la parole à la suite de celle de l’accusation, a demandé la remise en liberté immédiate et sans conditions de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Pour Me Altit, « Il n’y a aucune circonstance qui justifie le maintien en détention d’une personne acquittée ». Ce serait une première dans l’histoire de la Cour Pénale Internationale (CPI).
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Le maintien en détention d’une personne acquittée, une première dans l’histoire de la CPI

Me Altit, l’avocat de Laurent Gbagbo, a tenté de détruire les arguments avancés jusque-là par l’accusation pour maintenir son client en détention, bien qu’il ait été acquitté. Il a rappelé que « Dans le statut de Rome, il n’est pas prévu, il n’est pas pensé, il n’est pas conçu la limitation de liberté d’une personne acquittée. Elle n’est pas conforme à l’esprit du statut de Rome. »

Pour Me Altit, et ce contrairement à ce que soutient la Procureur Fatou Bensouda, « Il n’y a aucune circonstance qui justifie le maintien en détention d’une personne acquittée ». D’ailleurs, relève-t-il, « Le maintien en détention d’une personne acquittée est incompatible avec la jurisprudence du droit international. ».

Ce maintien en détention, malgré l’acquittement, est non seulement incompatible avec la jurisprudence du droit international, mais il n’a jamais été aussi observé à la Cour Pénale Internationale (CPI). « Aucun acquitté, dans aucune juridiction internationale, n’a été maintenu en détention le temps d’un procès en appel. » a souligné l’avocat de Laurent Gbagbo.

Me Altit exige une liberté immédiate

Enfin Me Altit a été catégorique. Il n’est point question de négocier une libération conditionnelle, comme le préconise l’accusation pour ne pas perdre la face, mais d’exiger une remise en liberté immédiate de son client ainsi que celle de Blé Goudé. C’est pourquoi il est revenu à la charge en affirmant qu’« Il n’existe pas de circonstances exceptionnelles, il n’y a qu’une issue, c’est la mise en liberté immédiate. » avant de noter, sûr de son fait, qu’« Il s’agit ici de démontrer que le juge de première instance a commis une erreur dans l’application de l’article 83-3-CI du statut de Rome. ».

A sa suite la chambre a communiqué le déroulé de la suite de l’audience avant de marquer la pause.

Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com

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