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Départ pour "Paquinou": Marée humaine, gros bouchons,... des voyageurs à l'assaut des gares routières

A quelques heures de « Paquinou 2018 », les gares routières, ne désemplissent pas. Elles sont bondées et refusent du monde. Tant l’affluence des voyageurs est à son comble.
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Cela ne surprend guerre en Côte d’Ivoire ! « Paquinou wa djou, sankè mi kô vié… », dixit Konan Adjoua Madelaine en langue vernaculaire Baoulé avec sourire et accolade à l’une de ses compères. Cette jeune fille d’une vingtaine d’année, rencontrée dans l’une des compagnies de transport, sise à la gare routière d’Abidjan-Adjamé. Laquelle dessert plusieurs villes du centre du pays.

Cela signifie littéralement : « La fête de pâques est arrivée, je dois partir ». Comme elle, ils sont plusieurs voyageurs (jeunes, adultes, vieux) de l’ethnie Baoulé, originaire du centre de la Côte d’Ivoire à déferler dans les principales gares routières d’Adjamé, Abobo et Yopougon.

Oui,  la fête de Pâques est arrivée ! Cette fête chrétienne marquant la résurrection de Jésus-Christ, est célébrée ici en Côte d’Ivoire par la population baoulée à sa façon, qu’elle soit croyante ou non-croyante. Elle s’est appropriée cette fête, baptisée « Paquinou », par déformation dialectique.

C’est pour eux, un grand moment de retrouvailles des fils et filles de même terroir, partis créer des plantations de café, cacao, hévéa, etc. en zone forestière au sud et à l’ouest du pays. Ou encore exerçant dans divers secteurs d’activités en zone urbaine. Pour réfléchir au-delà du volet festif, sur les questions liées au développement de leurs villages, à l’intronisation du chef, ou encore au mariage coutumier.

A quelques heures de ce grand rendez-vous, les gares routières, ne désemplissent pas. Elles sont bondées et refusent du monde. Tant l’affluence des voyageurs est à son comble. C’est donc une foule compacte de passagers piaffant d’impatience et assis parfois à côté des bagages, qui est donnée de constater, à Adjamé gare Renault, Abobo gare routière internationale d’Anonkoua-Kouté et Yopougon Sable et Siporex.

Il y règne un tohu-bohu généralisé avec un ballet incessant d’autocars, bouchons récurrents, « coxers » (démarcheurs) surexcités et très affairés, …. Bref, c’est l’effervescence totale en cette veille du week-end pascal sur ces plates-formes d’embarquement de voyageurs.

Face à ce déferlement humain, trouver un ticket de transport pour monter à bord de l’autocar relève d’un parcours de combattant, pour ces voyageurs saisonniers ayant hâtent de regagner la terre ancestrale. Ainsi, ce sont des gares improvisées avec des minicars dit « Masa », pratiquant des tarifs en hausse qui foisonnent de toutes parts, à côtés des compagnies de transport, pour tenter de contenir cette forte demande. Des compagnies ont même renoué avec les voyages de nuit.

Du côté de Yopougon particulièrement, ils sont plusieurs voyageurs, aidés parfois de coxers à faire de l’auto-stop à la Gesco. C'est-à-dire, au niveau du corridor de sortie nord d’Abidjan. Ainsi, tout véhicule s’annonçant, qu’il soit personnel, poids lourd, etc., est signalé. Et lorsque que celui-ci choisit de marquer l’arrêt, il est accouru par ces jeunes démarcheurs, qui lui confie le ou les passager (s), après s’être accordés sur un prix

De plus, ce sont de nombreux convois qui sont organisés dans plusieurs communes d'Abidjan. L'on assiste ainsi, à un exode urbain, marqué par le dépeuplement momentané de la capitale économique ivoirienne et de bien d'autres villes de l'intérieur du pays, avec  pour point de mire, les localités rurales du centre de la Côte d’Ivoire.

Il n’est pas rare dans cette ambiance bouillante d’entendre tous azimuts distiller les sonorités tradi-modernes du terroir "baoulé". Telles que, Sidonie la Tigresse, N'guess Bonsens, Kouadio Maurisson, Amani Johnny, Bellanika, Konan Ebongué, Allah Thérèse, etc.

Des entreprises proposant divers produits (boissons alcoolisées & non-alcoolisées, savons, parfums, pommades…) ont ouvert des stands de vente sur place au sein de certaines compagnies de transport desservant le ‘’pays baoulé’’, à des prix promotionnels. Aussi des hôtesses ambulantes avec produits en main n’hésitent pas à accoster des voyageurs pour le leurs proposer.

Narcisse Angan/fratmat.info

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