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Duékoué : Accusé du viol d'une fillette de 8 ans, le directeur d’école rejette tout en bloc et sème le doute

Alors qu’il est jeté à la vindicte populaire depuis quelques jours, pour avoir violé une petite fille de 8 ans, M. Yao Fulgence Boukan, instituteur et directeur de l’EPP Guitrozon 1 de Duékoué rejette toute accusation et parle de tentative de diffamation de la part du grand-père de sa victime présumée. Sa déclaration vient semer le doute et pousse certains à prendre cette affaire avec beaucoup de pincettes en attendant les résultats d’examens pointus sur la gamine.

Le viol qui suscite le dégoût dans tout le pays

Le weekend dernier, l’enseignant Yao Fulgence Boukan avait été reconnu coupable du viol d’une petite fille de 8 ans, dans la ville de Duékoué, à l’ouest du pays. Il a été accusé sur la base des propos de la présumée victime qui, malade depuis un certain temps, avait attiré l’attention de sa mère et de sa grand-mère, par expérience. Interrogée sur l’origine réelle de sa maladie (qu’on prenait pour un palu), la fillette aurait confié qu’elle a été violée à trois reprises par le directeur de l’école de Guitrozon 1, alors qu’elle allait acheter de la glace à son domicile. La grand-mère conduit alors la petite fille chez un médecin et les examens de ce dernier confirment que la fillette a bel et bien été violée. Elle a été alors transférée à l’hôpital mère-enfant de Bingerville pour une prise en charge, et le violeur présumé, arrêté suite à la plainte déposée par la grand-mère au commissariat de la ville. Il a été dit qu’il a reconnu son crime et qu’il a avoué l’avoir fait sur instructions d’un marabout dans le but d’avoir toutes les chances d’être élu aux municipales prochaines.

Le violeur présumé revient sur ses propos et nie tout

Alors qu’on disait qu’il a reconnu l’acte infâme, M. Yao Fulgence Boukan est revenu sur ses propos. Dans une récente déclaration, l’instituteur et directeur d’école de Guitrozon 1 depuis 1998, nie tout en bloc. Il affirme pour se dédouaner : « Dire que j’ai violé la fillette chez moi à trois reprises n’est pas exacte. Je vis avec ma famille. Ma femme, mes quatre enfants et d’autres parents. Ce n’est pas moi qui vends la glace. Je n’ai jamais parlé de marabout encore moins formulé le vœu de briguer le poste de maire. Je me rends compte que les gens veulent m’achever avec des mensonges. Je rejette ces accusations mensongères justes pour me faire du mal. Comment une petite fille que quelqu’un a violée peut aller à la maison sans que personne ne remarque un changement. Mon éducation ne me permet pas de commettre un tel acte. Les enfants de mon voisin ne viennent plus acheter de glace chez moi depuis trois mois, le jour où il a payé son congélateur. Dieu est mon témoin, je demande à tous mes collègues de rester sereins. Je ne peux pas et je n’ai pas violé. Tout ce qui arrive est la volonté de Dieu, je serai blanchi. », assure-t-il.

Un complot du grand-père maternel ?

L’instituteur accusé de viol ne s’arrête pas là. Il va au-delà de la négation de l’acte ignoble qu’on lui impute. Il a sa petite idée sur tout ce qui lui arrive. Selon lui, c’est le grand-père de sa victime présumée qui aurait fomenté ce coup pour se venger de lui. Lisons le : « Je n’ai pas violé cette petite fille…C’est un complot du grand-père maternel de la petite fille, qui était mon ami. J’ai été son témoin de mariage. Il a promis me détruire, mais j’ai foi en Dieu. Les examens médicaux à Bingerville prouveront que je n’ai jamais commis un tel acte. Je serai le symbole des fakes news en Côte d’Ivoire dans cette affaire. La petite ne m’a jamais accusé, ce sont ses parents qui m’accusent et je sais pour quelle raison » déclare-t-il.

Quelles analyses faire pour l’heure ?

Mais quelle est cette raison ? En attendant que les interrogatoires de la police livrent plus de secrets, nous pouvons nous arrêter sur ce témoignage et faire un point.

Dans un premier temps, le violeur présumé dit que les parents de la petite fille auraient pu détecter dès le début que leur fillette avait été violée si vraiment c’était le cas. Sur ce point, M. Le directeur oublie peut-être que toutes les petites filles n’ont pas la même biologie. Il y a déjà eu des cas d’abus sexuels supportés par les victimes, sans qu’on les soupçonne. C’est seulement après des examens médicaux que les parents ont su que l’enfant n’était plus vierge. Aussi, si elle est restée silencieuse tout ce temps, peut-être c’était parce que M. Yao Fulgence Boukan l’avait menacée par exemple.

Dans un second temps, une pénétration ne veut pas forcément signifier viol car il est prouvé que certaines activités comme le vélo déchirent l’hymen et font penser qu’une fille a déjà eu des rapports sexuels. En outre, il y a déjà eu des cas où la victime présumée a accusé à tort une personne pour faire amende honorable ou cacher le vrai auteur. Enfin, l’on rapporte qu’en fait la petite fille n’a jamais accusé le directeur d’école. Elle se serait murée dans un silence jusqu’ici. Fort de tout ce qui précède l’on ne peut que jouer de prudence et attendre que les examens médicaux fasse toute la lumière ; de même que la gamine soit interrogée plus sérieusement car il y va de la dignité d’un homme et celle d’une corporation.

Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com
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