Élections Sénatoriales : Les partis politiques d’opposition dénoncent « un passage en force » du pouvoir

Dans le prolongement de sa précédente déclaration, la coalition de 17 partis politiques d’opposition de Côte d’Ivoire, a fait une déclaration ce mercredi 21 février, au siège du RPP, à Abidjan Cocody. Elle dénonce le non respect de la Constitution par le pouvoir, qui préparerait un passage en force, lors des prochaines élections sénatoriales dans le pays.

La déclaration lue par Ahipeaud Martial, Président de l’Union pour le Développement et les Libertés (UDL), membre de la coalition d’opposition, était directe et brève. Les 17 partis politiques présents au siège du RPP, se sont d’abord inspirés de la Constitution, avant d’émettre leur point de vue sur les élections sénatoriales, qui se profilent à l’horizon.

« Aux termes de l’alinéa 3 de l’article 90 de la loi no 2016-886 portant Constitution ivoirienne du 8 novembre 2016, une loi organique fixe le nombre des membres de chaque chambre, les conditions d’éligibilité et de nomination, le régime des inégalités et incompatibilités, les modalités de scrutin ainsi que les conditions dans lesquelles il y a lieu d’organiser de nouvelles élections ou procéder à de nouvelles nominations, en cas de vacances de siège de député ou de sénateur. C’est donc au législateur à qui il revient d’organiser le Sénat par l’effet d’une loi organique » a t-il indiqué avant d’attaquer le pouvoir en place qui ne respecterait pas la présente disposition constitutionnelle.

« Comment Alassane Ouattara et son régime peuvent-ils avoir du mépris pour la Constitution qu’ils ont eux-mêmes élaboré et fait adopter, il y a peu dans les conditions que l’on sait ? Pourquoi passer outre l’Assemblée Nationale, alors qu’elle est bien en place ? Cette attitude intolérable du Chef de l’État traduit son refus de se conformer à l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui s’impose à lui. En réalité monsieur Ouattara entend maintenir en place une commission électorale caduque et un code électoral désuet » a t-il dénoncé.

Cette déclaration intervient moins d’une semaine après la première, dans laquelle les partis de l’opposition, demandaient au gouvernement en place, de respecter l’arrêté de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, rendu le 18 novembre 2016. Il s’agit de la réforme de la Commission Électorale Indépendante (CEI). A cet effet, cette coalition avait promis aviser, et prendre des dispositions au cas où le régime, ne se conformerait pas à la décision de la Cour. Cette nouvelle sortie a donc l’allure d’une mise en garde.

« Au regard de ce qui précède, les partis politiques de l’opposition rappellent au gouvernement que la seule alternative qui lui reste est la mise en place d’un nouveau cadre légal devant régir les élections en Côte d’Ivoire. C’est à cela que s’attelle aujourd’hui l’opposition et la société civile avec détermination » a ajouté le président de l’UDL, Ahipeaud Martial.

Après la déclaration, les présidents des partis politiques présents, se sont retirés dans le bureau de leur homologue du Rassemblement pour la Paix, le Progrès et le Partage (RPP), Ouattara Gnonzié. Ils n’ont pas souhaité donner plus de profondeur à leur déclaration et ont appelé à la mobilisation totale de leurs militants, en vue d’infléchir la position du  pouvoir.

Éric Coulibaly/Poleafrique.info

Laisser un commentaire

PEAK : 1736904 : 1.66 mb
MEMORY : 1534688 : 1.46 mb
x

Ce site web utilise des cookies

Notre site Web utilise des cookies et collecte votre adresse IP pour diffuser et améliorer notre contenu Web. Les cookies et les adresses IP nous permettent de vous offrir une expérience personnalisée. More

Akody peut utiliser des cookies et mon adresse IP pour collecter des statistiques et fournir des offres personnalisées dans le respect de la politique de confidentialité et des conditions d'utilisation. Akody peut utiliser des services tiers à cette fin. Je peux révoquer mon consentement à tout moment en visitant l'option de retrait.