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La "titrologie", cette pratique séculaire qui tue la presse ivoirienne

Elle est à l’origine, une discipline de l'histoire littéraire, consacrée à l'étude des titres d'œuvres. Mais en Côte d’Ivoire, depuis quelques temps, cette discipline s’est transportée  dans le monde de l’information. En effet, ils sont nombreux, ces lecteurs de journaux qui ont fait de la "titrologie" (la lecture des titres) une habitude.

Et l’habitue devenant une seconde nature, lire les titres des journaux le matin est finalement devenu leur méthode phare pour s’informer. Interrogé sur les éventuelles raisons pouvant expliquer ce comportement de la plus part des ivoiriens, M. Koudou affirme :" C’est certainement parce que les journalistes ivoiriens n’écrivent rien de bon."

Selon lui, souvent les titres n’ont rien à avoir avec le corps des textes, qui eux se trouvent à l’intérieur du journal. Et c’est malheureusement après l’achat du journal que l’on s’en rend compte. C’est donc l’un des points qui empêchent les lecteurs à acheter les journaux ivoiriens, poursuit-il un peu plus loin.

A en croire, dame Marthe Bamba, cela s’explique par la trop grande implication des politiques dans le traitement de l’information en Côte d’Ivoire. Pour elles, les journalistes ivoiriens, ont jeté leurs cartes professionnelles, fermé leurs caméras et éteint leurs micros, devenant ainsi des militants qui défendent bec et ongle les idéaux du parti en question.

L’information est donc reléguée derrière la dernière place. Pourtant l’on dit qu’elle est sacrée, non modifiable. Pour Kouassi Mermoz, même si le commentaire est libre, les acteurs du monde de l’information doivent savoir que l’information, donc les faits sont sacrés.

Toutefois M.Tanoh, pense que c’est plutôt le prix des journaux qui chassent les lecteurs. " Depuis le 02 Avril 2014, les journaux ivoiriens ont connu une majoration de leurs prix. Les quotidiens sont passés de 200 FCFA à 300 FCAF et les  hebdomadaires qui coûtaient 300 FCFA sont passés à 500 FCFA (…) Selon moi, c’est ça qui n’encourage pas les gens à les acheter » signale-t-il.

Il est vrai qu’avant l’achat d’une marchandise, il faut l’admirer, le scruter à la limite, mais est-ce qu’un journal d’information peut-il être rangé dans ce lot d’articles que l’on observe avant le paiement ? Peut-être qu’il faut plus de liberté d’expression pour permettre aux journalistes d’être de vrais informateurs et non des propagandistes redoutés par les lecteurs.

 

Antoine BASSA/Akody.com

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