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Mme Gbagbo peut être condamnée pour ‘’sa passivité et son silence’’ (Avocats partie civile)

Les avocats de la partie civile dans le procès de Mme Simone Ehivet Gbagbo ont démontré, lundi devant la Cour la « passivité » de l’ex-première dame, « qui avait du pouvoir », selon les avocats.

« En aucun moment, elle n’a donné  des instructions dans le sens de calmer la situation,   elle ne l’a pas fait alors qu’elle avait le pouvoir », a dénoncé Maître Vafongbé Diomandé, l’un des avocats de la partie civile.
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Selon ces explications, au terme de l’audience du jour où l’on notait l’absence des avocats commis d’office,   Mme Gbagbo peut être « condamnée » sous la base de son « silence » . Elle aurait dû, selon Me Diomandé, lancer un mot d’ordre de paix et  de retenue (…) mais au contraire elle a utilisé le mot ‘’résistez’’.

« Elle a du pouvoir, c’est elle-même qui a informé le Premier ministre Aké Ngo, elle a rencontré 44 fois le ministre de la défense,  çà démontre de sa puissance », a ajouté l’avocat  qui soutient que le code pénal stipule que « si vous avez la possibilité d’arrêter une crise que vous ne le faites pas, vous êtes en faute ».

« Nous avons démontré qu’elle s’est abstenue, le parquet qui poursuit va encore démontrer davantage demain », a conclu cet avocat. Le procès se poursuit mardi selon le juge Boiqui Kouadio.

Les avocats commis d’office pour la défense de l’ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo avaient demandé, vendredi, à la Cour d’assise de ‘’retrouver les 10 000 pièces manquantes’’ au dossier, dénonçant le ‘’caractère expéditif’’ de la procédure.

Auparavant, la première équipe d’avocats de Simone Gbagbo avait claqué la porte du Tribunal en novembre dernier pour ‘’protester contre le refus de la Cour de procéder à certaines auditions’’ dont celles du Président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, de l’ancien Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio, ou encore de l’ex-chef de l’armée Philippe Mangou et de l’ancien patron de la Police nationale, Brindou M’bia.

Simone Gbagbo qui purge déjà une peine de 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l’Etat", est jugée pour des crimes contre l’humanité commis pendant la crise post-électorale de décembre 2010 à avril 2011.

YS/hs/ls/APA
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