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Mort de Brice Siesson chez le député Evariste Méambly : Au cours d’une conférence de presse, la famille du jeune fait de graves révélations

Cinq (5) mois après la mort, dans des circonstances non encore élucidées, de leur enfant Yéhi Brice Siesson, les parents de la victime et leur avocate ont tenu une conférence de presse ce mardi 10 juillet 2018 pour dire leur version des faits, plusieurs semaines après l’explication peu convaincante du député Evariste Méambly. Dans cette interview à la presse, la famille de Brice Siesson revient sur le drame et fait des révélations troublantes.
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L’attitude suspecte de Méambly et de ses hommes

La famille de Brice Siesson était en conférence de presse ce mardi 10 juillet 2018 en compagnie de leur avocate qui dit avoir endossé, de façon bénévole, la défense de la famille Siesson pour équilibrer le rapport de forces entre les parties en présence. Selon la mère de la victime, qui a plus largement expliqué les faits, la mort de son fils serait intervenue le 22 février, même si officiellement la mort du jeune homme fut déclarée le 26 février. Elle confie que depuis le début, l’attitude de Méambly et de son équipe était plus que suspecte. Du comportement louche des jeunes militants qui éludent les questions de la maman aux explications tordues des témoins de la scène en passant par la réaction de l’honorable Méambly après la découverte du corps, tout s’emboîterait parfaitement pour arriver à la conclusion que le jeune a été assassiné. Les gardes de corps et les proches de Méambly, en effet, n’auraient jamais donné d’informations sur le jeune Brice Siesson alors qu’il était déjà décédé. A chacune des interrogations de la maman, il répondait toujours, machinalement : « Attendez Méambly lui-même il va répondre ». 

L’état du corps suscite des interrogations

Finalement Méambly débarque et s’entretient avec la famille du jeune Brice Siesson et leur présente, par la même occasion, le corps de leur fils finalement déclaré mort après mille et un raccourcis. C’est en ce moment-là que, contre l’avis de l’équipe de Méambly qui interdisait de toucher au corps, la maman met ses gants pour vérifier d’elle-même : « J’ai enlevé le drap (…) Il y a un bras qui était bandé. J’ai regardé, je ne comprenais pas. J’ai enlevé la bande. Quand j’ai enlevé, je soulève le bras, ça tombe d’une manière. J’ai essayé d’envoyer derrière, c’est plié, devant c’est plié : le bras est cassé » affirme-t-elle. Ensuite, la maman révèle plusieurs autres éléments qui interpellent autant, parmi lesquels : un gros trou au niveau du coup, un trou qui transperce les côtes de part et d’autre, le corps éventré, le sang au bout du pénis, les tendons coupés, des ecchymoses, les os du bras droit complètement broyés, des traces de menottes…
Aussi la famille de Brice Siesson note que le jeune homme était assis à l’arrière du véhicule du député, entre deux gardes de corps. Pour quelles raisons se trouvait-il à cette place ? 
Enfin, entre autres faits troublants, comme d’ailleurs dans le cadre du meurtre du petit Konan Excel, Méambly et ses hommes auraient tout ordonné sans informer les parents, même pour procéder à l’autopsie de la victime. Que cachaient-ils ?

Le jeune homme présentait-il quelque chose de mauvais ?

Au cours de cette conférence de presse, la mère de la victime a aussi fait des confidences assez prémonitoires. Selon elle, son fils (qui l’appelait tantie parce qu’elle l’a eu tôt) avait manifesté, à plusieurs reprises, son désir de partir avec elle pour les funérailles plutôt que de suivre le député Evariste Méambly dans ses tournées politiques. « Le samedi 17 février, mon fils est venu à la maison, il m’a appelé et il m’a dit : « Mon tonton Méambly dit qu’on va aller à Semian pour l’intronisation d’un chef du village. Mais je n’ai pas envie de partir », confie-t-elle. Elle ajoute que toute la semaine qui a suivi, le jeune n’a fait que répéter le même vœu : « Tantie je n’ai pas envie de partir avec papa Méambly, mais je viens avec toi pour les funérailles. Inscris mon nom sur la liste du convoi. ». Sommes-nous en face d’une prémonition ou l’expression d’une crainte du jeune homme pour son « tonton » ? A l’évidence, si le jeune homme avait écouté ses pressentiments, il serait peut-être toujours en vie. 

Paula K avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com

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