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Politique : Candidature de Ouattara - CEI - marches de l’opposition - passeport de Gbagbo… Que retenir du "Clash" Guikahué (PDCI), Assoa Adou (FPI), Bictogo et Adjoumani (RHDP)

Maurice Kakou Guikahué du PDCI, Assoa Adou du FPI, Adama Bictogo et Adjoumani du RHDP, étaient hier sur le plateau de l’émission "ça fait l’actualité", un débat télévisé sur les antennes de la télévision nationale (RTI1). Les représentants des partis politiques ont abordé plusieurs sujets de l’actualité sociopolitique, notamment la candidature du Président Alassane Ouattara à l’élection d’octobre 2020, la question de la CEI, le passeport de Gbagbo et bien d’autres.   

Concernant la Commission électorale indépendante (CEI), Guikahué et Assoa Adou ont réclamé « un audit international » de la liste électorale. « Si le gouvernement veut un vrai dialogue politique, en une semaine, tous les problèmes peuvent être résolus (…) Nous voulons aller aux élections. Le PDCI est dans les dispositions d’aller aux élections et de les gagner. Ça dépend du gouvernement, il faut une commission électorale transparente », a assuré Guikahué.

« Nous sommes disposés à aller aux élections. Mais on va aux élections, en s’assurant que tout est fait correctement », a renchéri Assoa Adou pour qui Laurent Gbagbo « est éligible et doit être remis sur la liste électorale ». Sauf que cela ne va pas de soi, puisque l’ancien président de la République a été condamné par défaut (20 ans) par les tribunaux ivoiriens.

« Nous reconnaissons qu’il y a des cas de fraudes constatées au niveau de la liste électorale ça ne devra pas remettre en cause tout le processus », a répondu Adama Bictogo. A l’en croire, ce ne sont que de petites marges d’erreur qui ne devraient pas tout remettre en cause.

« L’opposition veut que les élections se fassent conformément à ses souhaits. Ce n’est pas acceptable (…) La liste électorale est fiable. Cette élection doit avoir lieu », a répondu Adama Bictogo, accusant plutôt l’opposition d’imposer parallèlement « une sorte de guérilla » sous le vernis de marches pacifiques.

Sur les désagréments causés lors de l’appel de l’opposition à manifester qui s’est soldé par l’incendie des bus et des voitures, Kobenan Kouassi Adjoumani a déclaré en direction d’Assoa Adou et de Maurice Kakou Guikahué : « Vous avez brulé des véhicules, vous avez calciné des bus, c’est cela faire de la marche pacifique ? » s’est-il exclamé.

La demande du passeport de Gbagbo

Lors du débat télévisé, Assoa Adou a trouvé ‘’scandaleux et honteux’’ que le gouvernement refuse d’octroyer un passeport ordinaire à Laurent Gbagbo pour qu’il rentre au pays, après les mesures d’allègement de ses conditions de liberté provisoire par la Cour Pénale Internationale (CPI) en mai dernier.

« C’est honteux. C’est scandaleux. Chose plus grave. On refuse de donner un passeport ordinaire à Gbagbo Laurent. On nous dit c’est en traitement. Combien de mois on met pour traiter la demande d’un passeport ? Encore que Gbagbo n’avait même pas besoin de demander un passeport. Qui a livré Gbagbo à la CPI ? C’est Monsieur Ouattara. C’est l’avion de Monsieur Ouattara qui a déposé Gbagbo à la CPI. Le même avion ne peut pas le ramener en Côte d’Ivoire ? Il a besoin d’aller à l’ambassade de Côte d’Ivoire en Belgique pour demander un passeport ? C’est un grand scandale », a-t-il dénoncé.

Le cadre du Front Populaire Ivoirien (FPI) a rappelé les bienfaits de son mentor pour ses principaux adversaires lors qu’il était au pouvoir, notamment Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara avant de prendre Adama Bictogo à témoin.

« Alors que qu’est-ce que Gbagbo a fait que ce soit pour Monsieur Ouattara, que ce soit pour Monsieur Bédié. Et je parle là, je prends Bictogo à témoin. Parce que je sais ce qu’il dit de bien de Gbagbo. Je le sais. On est en Côte d’Ivoire, nous avons des amis, nous avons des parents. Donc on sait ce que chacun dit. Le fait même que Gbagbo ait demandé un passeport est un scandale. Et toute la classe politique ivoirienne y compris le RHDP doit se trouver mal à l’aise. Mal à l’aise. Parce que quand Gbagbo Laurent est arrivé au pouvoir il a dit : mes prédécesseurs, que ce soit Monsieur Ouattara, que ce soit Monsieur Bédié, ce n’est pas normal qu’ils soient dans des conditions de vie difficiles. Il a fait voter une loi qui leur permettait de percevoir de l’argent. Qui leur permettait d’être pris en charge. Ils étaient en exil, Gbagbo les a fait venir en Côte d’Ivoire en leur demandant qu’est-ce que vous voulez. Chacun a dit ce qu’il voulait. Gbagbo a rempli ces conditions. Et le même Gbagbo pour des circonstances vous le prenez-vous le donnez, comme à l’époque de l’esclavage, aux Européens, allez-y le tuer. Heureusement il va bien, il ne meurt pas. On le juge, il est blanchi. Les gens disent tu peux aller cher toi. Il veut venir on dit non ta demande de passeport est à l’étude, en traitement. C’est honteux. C’est scandaleux », a-t-il martelé.


Blackson Dodo Sylvain, Correspondant/Akody.com 
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