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Politique : Condamné par contumace, Blé Goudé annonce la saisine des juridictions internationales, et veut rencontrer Ouattara

Cinq jours après sa condamnation par contumace à 20 ans de prison et 10 ans d’inéligibilité par la justice ivoirienne, l’ancien leader des Jeunes patriotes Charles Blé Goudé, a appelé ce samedi 04 janvier, le chef de l’Etat Alassane Ouattara au dialogue et promis lui adresser “un courrier officiel, dans les jours à venir’’ pour acter sa volonté de le rencontrer.   

Charles Blé Goudé, a aussi annoncé la saisine de trois juridictions internationales dont la Cour pénale internationale (CPI), « afin de force revienne au droit ».

Dans une déclaration diffusée sur la toile depuis la Haye, où il vit depuis sa mise en liberté sous conditions début février 2019, Charles Blé Goudé a décidé de saisir la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, la Cour européenne des droits de l’Homme et la CPI, suite à sa condamnation à 20 ans par contumace par la justice ivoirienne. 

« Après concertation avec mes avocats, j’ai décidé de saisir les institutions suivantes : la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, la Cour européenne des droits de l’Homme et la Cour pénale internationale afin que force revienne au droit », a déclaré Blé Goudé.  

Il a fait remarque qu’il « ne veut braver personne, mais engage cette initiative afin qu’ il ne soit plus permis, jamais, que le régime d’Abidjan piétine permanemment les droits et les libertés comme bon lui semble », a dit M. Blé Goudé.

L’ancien leader des Jeunes patriotes estime avoir « déjà été jugé et acquitté par la CPI » mi-janvier 2019 pour les « mêmes faits » reprochés par le tribunal criminel à Abidjan, il a dénoncé un « harcèlement judiciaire » et une « instrumentalisation de la justice » afin de l’ « écarter en tant qu’adversaire politique du débat » en Côte d’Ivoire. 

Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) dit ‘’ tend (re) toujours la main’’ à Ouattara, le chef de l'Etat ivoirien. 

« Pour prendre une part active dans cette exaltante mission de paix que je me suis librement confiée moi-même, je tends toujours la main au président Alassane Ouattara », a affirmé M. Blé Goudé, avant de poursuivre. 

« Cette requête que je formule et à laquelle je tiens, sera actée par un courrier officiel que la direction de mon parti, le COJEP, portera aux autorités de mon pays dans les jours à venir », a-t-il souligné, insistant  sur sa volonté de dialogue avec le chef de l’Etat.

« Nous devons nous parler, monsieur le président de la République », a-t-il déclaré, avant d'ajouter : « Je reste toujours attaché et fidèle à cette démarche de paix de laquelle rien ne pourra me détourner.

Pour moi, la réconciliation n’est pas une option, mais une obligation, voire une nécessité qui doit fédérer tous les acteurs de la vie politique ivoirienne. Ensemble, réunis autour de la mère-patrie, nous devons apaiser le climat social et politique. C’est un devoir pour nous. », a-t-il dit.

L’ancien pensionnaire de la prison de Scheveningen  s’est également prononcé sur les faits de meurtres et de viols qui lui sont reprochés par la justice ivoirienne. 

« Est-il besoin pour moi de rappeler que ces mêmes faits relatifs à la période post-électorale (ivoirienne de 2010-2011), j’ai déjà été jugé et acquitté par la CPI à l’issue de cinq années de procédure, encore pendante et qui me maintient encore à La Haye », a-t-il déclaré.  

Les débats au niveau de la Cour pénale internationale, soulignera-t-il, ont été publics, le monde entier en est témoin, les autorités de son pays aussi, « à moins de faire preuve d’un aveuglement volontaire  vis-à-vis de ce procès », a-t-il lancé. 

Pour Charles Blé Goudé,  « cet harcèlement judiciaire » vise à l «’écarter en tant qu’adversaire politique du débat » et dit n’avoir que «seul recours que le droit ».

Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), Blé Goudé, a été condamné lundi par le tribunal criminel d’Abidjan-Plateau à 20 ans de prison ferme, avec 10 ans de privation de ses droits civiques et un mandat d’arrêt émis contre lui, dans le cadre de la crise postélectorale ivoirienne de 2010-2011.

Paula K. avec Blackson Dodo Sylvain, Correspondant/Akody.com

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