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Politique : Lettre ouverte au Président Henri Konan Bédié de l’Honorable Ouattara Bakary après ses propos sur les étrangers

Samedi dernier, le président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), Henri Konan Bédié, à l’occasion de la réception des militants de son parti, de la base de Koumassi, il avait dénoncé l’occupation des terres des ivoiriens par les étrangers et la distribution des cartes nationales d’identité à ceux-ci. 
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L’Honorable Ouattara Bakary, à l’instar de certaines autorités politiques, s’est prononcé sur ses propos à travers une contribution.

Monsieur le Président,

La symbolique qui a entouré votre rencontre du 26 Janvier 2019 avec la jeunesse du PDCI sur vos terres est celle du conte africain, une sorte de littérature orale servant à transmettre des valeurs normatives sous le prisme du ludique.

Les jeunes assis, alignés devant le narrateur du jour que vous étiez attendaient un dénouement heureux du conte un peu comme celui des fileuses de coton du septentrion de notre pays pendant les longues nuits froides : ‘’ Mon récit a été un passe-temps délectable !’’

Ho ! que non !! A l’opposé du conte qui constitue des moments forts de cohésion sociale vous avez versé dans la trivialité avec des mots mortifères pénalement répréhensibles.

Comment appelle-t-on la perte involontaire de mots vulgaires tels que ’’ Enfants adultérins’’’.

  J’ai longtemps hésité à parler d’incontinence verbale pour traduire une fuite incontrôlable de mots de manière itérative et persistante. Mais après moultes réflexions, j’ai mis cela sur le compte de vos âges ou mieux sur le compte de l’orgasme en politique que vous avez atteint depuis le second semestre des années 2018, date à laquelle vous avez donné sur la scène politique ivoirienne l’image du Noir qui décide de rejoindre les rangs du KU KLUX KLAN.

Monsieur le Président,

 Vous avez été Président du ciel et de la terre de 1993 jusqu’à ce petit matin du 24 décembre 1999. Pendant six ans par dose homéopathique vous avez inoculé le venin de la haine avec la pieuvre de L’IVOIRITE. Comment peut-on être aussi maladivement insatisfait de la fin d’une carrière politique mal gérée et brutalement arrêtée par des zinzins ou zozos selon vos propres termes ? Et avoir encore avec de nouvelles ambitions politique des rapports quasi névrotiques.

Le pays a perdu deux décennies de développement à cause de vos erreurs politiques et cette ambition à vouloir régner ad vitam aeternam.

Monsieur le Président,

Ce serait un truisme que de dire que vous êtes l’architecte des problèmes que la Côte d’Ivoire a connu. Pourquoi diantre vous vous acharnez à enfoncer le dernier clou du cercueil de la paix ? Je comprends aisément qu’à l’heure de la retraite politique que vous refusez, vous vivez l’expérience du passage de l’exercice de la plénitude du pouvoir de décision a la solitude du pouvoir. Vous invitez régulièrement vos militants pour ‘’’ tuer le temps ‘’’.

Monsieur le Président,

Voulez-vous nous ramener encore à vos années de pagailles politiques avec vos discours fécaux, incendiaires, volontairement xénophobes, tribalistes, clivants ou sectaires ?

« Il faut que nous réagissions pour que les Ivoiriens ne soient pas étrangers chez eux, car actuellement on fait en sorte que l’Ivoirien soit étranger chez lui… » Vos paroles ont toujours êtes un linceul pour la paix et la cohésion en Côte d’ Ivoire ; vraiment vous n’êtes pas avare en saillies assassines envers ceux qui vous ont permis dans un passé récent d’avoir tous les avantages du pouvoir sans en avoir les inconvénients pour utiliser le mot de l’autre. C’est faire preuve de satanisme pratiquant en alléguant qu’« On fait venir des étrangers armés qui sont stationnés maintenant dans beaucoup de villages…» ou sur des sites d’orpaillage clandestin. Vos nombreuses jérémiades politiques hautement volatiles trahissent votre solitude. Et le sentiment de ne pas être suivi en politique est la plus grande des pauvretés.

Je vous comprends Monsieur le Président, pourquoi vouloir mettre le feu a la plantation du père ? Et si vous évitiez de souffler sur les braises rougeoyantes de la haine toxique pour nos concitoyens du midi de la Côte d’Ivoire. Vous avez mangé ce que HOUPHOUET BOIGNY a planté. Vous n’avez rien semé. Vous avez encore mangé ce que ALASSANE OUATTARA a planté. De grâce l’heure est venue de passer la main aux petits enfants d’HOUPHOUET BOIGNY qui dans une synergie vitalisant vont planter ce que les enfants de Patrick BEDIE, Jean Luc BEDIE, Isabelle BEDIE et Lucette BEDIE mangeront.

Même l’aile querelleuse des quelques cadres qui vous restent encore le sait. Vous commencez à connaitre une impopularité abyssale.

Monsieur le Président,

Fort heureusement que les nombreuses réalisations et projets innovants d’Alassane OUATTARA, le Projet Social du Gouvernement d’Amadou GON COULIBALY rendent inaudibles vos propos souvent tenus entre le plat et le dessert ; Juste avant la séance de cigare estampillés.

 Monsieur le Président,

Un jour, le Ministre Paul Akoto Yao a écrit du pays de FELIX de la félicité que les ivoiriens dans leur immense majorité ne veulent plus d’un pays ou s’exhale l’humeur belliqueuse mais un pays ou émane le nectar délicieux de la tolérance, de la paix et ce que les poètes grecs ont appelé l’ambroisie du bonheur.

Monsieur le Président, si vous ne pouvez pas être une Etoile au firmament comme votre illustre prédécesseur Félix Houphouët Boigny ou votre successeur Alassane OUATTARA, soyez une lampe sur les sentiers de PEPRESSOU pour bâtir une Côte d’Ivoire de tous les avenirs possibles. Très filialement !




Paula K. avec Foua Bi, Correspondant/Akody.com


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