Politique : Marcel Amon-Tanoh, tacle le Conseil national de transition et appelle au dialogue, "Le CNT n’a aucun fondement légal"

Dans une déclaration publiée ce lundi, l’ex-chef de la diplomatie ivoirienne Marcel Amon-Tanoh déplore la création du Conseil national de transition (CNT) par l’opposition ivoirienne ‘’qui n’a aucun fondement légal’’, appelant au dialogue entre les parties. « Je déplore la création du Conseil national de transition qui n’a aucun fondement légal et qui ravive les tensions et les risques d’affrontements », déclare M. Amon-Tanoh.   

Il a exhorté les parties en faction à préserver l’intérêt supérieur de la nation. « Asseyons-nous et parlons-nous en frères et sœurs, avec amour, car un début de vraie réconciliation vaut mieux qu’un affrontement sanglant (pour) éviter de verser plus de sang sur la terre de nos ancêtres », a-t-il lancé.

Il estime que l’avenir du pays est aux mains de Dieu, mais aussi des Ivoiriens qui ont une responsabilité dans l’édification de la paix. En outre, une implication des acteurs politiques permettrait de ramener un climat de confiance.

Marcel Amon-Tanoh, ex-collaborateur de M. Ouattara, a démissionné de son poste de ministre des Affaires étrangères pour se présenter à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Son dossier a été rejeté. 

La déclaration

L’avenir de notre pays est entre les mains de Dieu, mais aussi entre nos mains. « Aide-toi et le ciel t’aidera ».

Après une crise pré-électorale consécutive à la candidature du Président Alassane Ouattara à l’élection présidentielle, nous nous trouvons, à l’issue du scrutin du 31 octobre dernier, au cœur d’une crise post-électorale qui a déjà engendré de nombreuses victimes. Comme il fallait s’y attendre, cette élection non consensuelle laisse les Ivoiriens dans l’incertitude, l’angoisse et la crainte.

Je présente mes condoléances aux familles éprouvées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Je déplore la création du Conseil National de Transition qui n’a aucun fondement légal et qui ravive les tensions et les risques d’affrontements. Je souhaiterais néanmoins qu’en signe d’apaisement, les personnes incarcérées soient libérées.

Que la sagesse et la modération nous visitent, dans l’intérêt supérieur de notre chère Côte d’Ivoire. Sachons entendre raison pour préserver ce que nous avons su construire en 60 ans d’indépendance ; sachons entendre raison entendre raison en recourant à notre trésor, l’âme des forts : le Dialogue.

Asseyons-nous et parlons-nous en frères et sœurs, avec Amour, car un début de vraie réconciliation vaut mieux qu’un affrontement sanglant.

Evitons de verser plus de sang sur la terre de nos ancêtres.

L’heure est grave ! Que chacun de nous ait l’ultime sursaut pour sauver notre bien commun, notre patrie.

Pour ma part, je prends des initiatives pour apporter ma modeste contribution à un processus de Dialogue et de Réconciliation inclusif, sans préalable ni condition, en vue d’aboutir à un compromis au seul bénéfice des Ivoiriens et de la paix dans notre pays.

Que Dieu préserve la Côte d’Ivoire.


Blackson Dodo Sylvain, Correspondant/Akody.com

Laisser un commentaire

PEAK : 1737072 : 1.66 mb
MEMORY : 1531536 : 1.46 mb
x

Ce site web utilise des cookies

Notre site Web utilise des cookies et collecte votre adresse IP pour diffuser et améliorer notre contenu Web. Les cookies et les adresses IP nous permettent de vous offrir une expérience personnalisée. More

Akody peut utiliser des cookies et mon adresse IP pour collecter des statistiques et fournir des offres personnalisées dans le respect de la politique de confidentialité et des conditions d'utilisation. Akody peut utiliser des services tiers à cette fin. Je peux révoquer mon consentement à tout moment en visitant l'option de retrait.