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Politique : Présidentielle 2020, l’opposition exige la dissolution de toutes les commissions locales de la CEI

La plateforme de l’opposition (CDRP, EDS, LMP, LIDER, GPS, entre autres) exige la dissolution de toutes les commissions locales de la Commission Électorale Indépendante (CEI), après le verdict rendu par la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) le mercredi 15 juillet dernier.   

Ces groupements des partis politiques de l’opposition ivoirienne ont animé une conférence de presse ce jeudi 23 juillet 2020, au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) à Abidjan-Cocody.

Georges Armand Ouégnin, porte-parole de l’opposition, a d’entrée fait remarquer que le gouvernement ivoirien « s’est empressé de faire croire » que le récent arrêt de la CADHP était en sa faveur, une déclaration qu’il a qualifiée d’inexacte. 

En effet, les autorités ivoiriennes dans un communiqué ont affirmé que la justice africaine a débouté les requérants. « La Cour est parvenue à la conclusion suivante laquelle les requérants n’ont pas fait preuve que la loi régissant la CEI ne répondait pas aux normes prévues par les instruments pertinents relatifs aux droits de l’homme auxquels l’État défendeur est partie. En conséquence, elle les a déboutés ».

Georges Armand Ouégnin s’est plutôt félicité de la décision de la CADHP, qui pour lui est une victoire pour l’opposition. « Le pouvoir Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) s’est en pressé de faire croire par un communiqué inexact du gouvernement que la cour aurait rendu un arrête entièrement en sa faveur. Et que par conséquent le PDCI et l’opposition significative auraient été déboutés. Une telle interprétation de jugement qui vient d’être rendu par la hausse juridiction africaine est la preuve de mauvaise foi du RHDP », a dénoncé le président d’Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS). 

Il a, par ailleurs, souligné que la CADHP exige à l’État de Côte d’Ivoire de « prendre les mesures nécessaires » pour le bon déroulement de l’élection présidentielle de 2020. Parmi ces mesures, il y a la réforme des CEI locales et la remise en cause de la CEI centrale dans le processus de désignation des représentants des partis opposants.

Le président de EDS exige la dissolution de toutes les commissions locales de la CEI et l’audit de la liste électorale pour des élections ‘’transparentes’’. « La dissolution de toutes les commissions locales et l’audit de la liste électorale issue de l’enrôlement de juin 2020. La cour considère que les commissions locales sont quasiment dirigées par le RHDP. Elle a donc ordonné la reprise du processus de désignation de leurs dirigeants comme vous le savez 96% des commissions locales sont dirigées par le RHDP », a-t-il signifié

Sur la question du 3ème mandat ou non du Président ivoirien, Alassane Ouattara, Georges Armand Ouégnin a déclaré : « Nous sommes des démocrates. Il y a une parole donnée. Nous observons ». 

« On se dit et on se dédit dans le camp du Président de la République. Nous ne pouvons pas accepter la position du RHDP. C’est anticonstitutionnel. L’opposition ne peut pas accepter un 3ème mandat de Ouattara », a soutenu Danielle Bony Claverie, présidente de l’Union républicaine pour la démocratie (URD).


Blackson Dodo Sylvain, Correspondant/Akody.com
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