Politique: Recherché par Ouattara, ce que mijote Soro depuis sa cachette

Engagé aux côtés de ses pairs de l’opposition, Guillaume Soro ne compte pas baisser les bras dans son combat contre le troisième mandat jugé «inconstitutionnel » du président Alassane Ouattara.   

Guillaume Soro: "Restons déterminés pour mener le combat contre les Présidences à vie en Afrique"

Guillaume Soro, ne cache pas sa sérénité en dépit du mandat d’arrêt international lancé contre lui par les autorités ivoiriennes. Dimanche, Guillaume Soro a réitéré sa détermination à aller jusqu’au bout de son combat contre les « Présidences à vie en Afrique ». "Après le brouhaha orchestré, je tiens à dire aux Ivoiriens et aux Africains que je suis serein et résolument déterminé. Déterminé à mener le combat contre les Présidences à vie en Afrique », a posté Guillaume Soro sur les réseaux sociaux.

A l'origine de la colère de Soro, l’annonce le 6 août dernier du chef de l’ État sortant, Alassane Ouattara, de rempiler pour un troisième mandat présidentiel. Une décision qui a failli plonger la Côte d’ Ivoire dans une nouvelle spirale de violence. Contre cette candidature au motif qu'elle viole la loi fondamentale ivoirienne qui limite à deux le nombre des mandats, l'opposition a lancé un mot d’ordre de désobéissance civile et de boycott des élections du 31 octobre 2020.

Malgré quelques incidents violents en certains endroits, le scrutin a eu lieu, sans la participation des candidats Henri Konan Bédié du PDCI-RDA et Pascal Aff i N’guessan du FPI, qui réclamaient la mise en place de conditions garantissant la crédibilité de l'élection. Déniant toute légitimité au président Ouattara réélu à plus de 94%, les opposants ont annoncé la mise en place d'un Conseil national de transition (CNT, une sorte gouvernement parallèle), mais la réaction du pouvoir ne s'est pas fait attendre.

Accusés de sédition, des leaders de l'opposition, comme Pascal Affi N’Guessan, Maurice Kakou Guikahué et autres ont été arrêtés. D’autres, tels que l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Abdallah Toikeusse Mabri dont la candidature avait été rejetée, sont activement recherchés, quand ils ne sont pas sous le coup d’un mandat d’arrêt international comme c’est le cas pour l’ancien Premier ministre Guillaume Soro.

«Notre génération ne peut abdiquer. Jamais ! Sachez que le combat sera dur, mais nous l'emporterons. Je vous le redis: ''quand c'est dur d'avancer, seuls les durs avancent et arrivent'' ne reculez pas. Ne renoncez pas, car moi je ne renoncerai pas. Le combat contre les présidences à vie et pour la démocratie, mérite qu'on y consacre la vie », déclare Guillaume Soro.

De l’ouverture d’un dialogue politique pour le règlement définitif de la crise

Pour beaucoup, seul un dialogue politique « franc et sincère » entre pouvoir et opposition, peut sortir la Côte d'Ivoire de l’impasse dans laquelle elle se trouve depuis 3 mois. Les appels incessants de l’ Onu et des chancelleries internationales notamment de la France, vont dans ce sens, invitant «le président et les principaux dirigeants de l'opposition à s'engager dans un dialogue » pour «trouver une issue à la crise ».

Un appel certes entendu par les deux principaux protagonistes de la crise ivoirienne, mais qui peine toujours à se mettre en place malgré la rencontre entre Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, le mercredi 11 novembre 2020. L’opposition réclame, avant l’ouverture d’un quelconque dialogue avec le pouvoir, la libération sans condition de ses cadres détenus dans le cadre de l’affaire dite de « sédition ». Du côté du pouvoir, on estime que l’opposition est mal placée pour avancer des préalables au regard des gestes posés par le chef de l'Etat.

«La main du Président Alassane Ouattara reste tendue parce que c’est un engagement fort qu’il a pris après son élection […] Je pense que très vite, la raison va prédominer concernant les différents préalables [émis par l’opposition], car en réalité, en matière de paix et de sécurité des Ivoiriens, aucune condition ne devrait être posée », déclarait le 25 novembre, le porte-parole du gouvernement, Sidi Touré, à l’issue d’un Conseil des ministres.
 

Jean Kelly Kouassi
Afrique-sur7

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