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Réforme de la CEI/le Gouvernement persiste et signe : « La perspective donnée dans le discours du Chef de l’Etat, c’était 2020 » M. Sidi Touré

Alors que l’opposition, incarnée par le FPI et le PDCI de Bédié, s’égosille à demander une réforme de la CEI avant les élections locales d’octobre prochain, le Gouvernement ivoirien persiste et signe : Il n’y aura de réforme que pour la présidentielle de 2020. Cette position a été prise à l’issue du Conseil des Ministres du mercredi, 12 septembre 2018.
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Le pouvoir arc-bouté sur sa position

Le communiqué du dernier Conseil des Ministres est sans équivoque. Il n’y a aura pas de réforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI) en prévision des élections communales et régionales du samedi 13 octobre 2018. M. Sidi Tiémoko Touré, Ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du Gouvernement ivoirien assure que la CEI est trop consensuelle dans son état actuel pour être réexaminée. « Le président de la CEI actuel est membre du PDCI-RDA, un des vice-présidents est membre de l’opposition, en l’occurrence du FPI, etc. Donc c’est une CEI des plus inclusives que nous avons. », souligne le Ministre, alors que les deux personnalités citées ne sont pas considérées, par leurs formations politiques respectives, comme de véritables militants acquis à leurs causes. 

Pourtant pour le porte-parole du Gouvernement tout est assez net et il dit ne pas comprendre pourquoi on cherche la petite bête là où elle n’est pas ; « d’où vient-il que brusquement on trouve quelque choses à redire sur cette CEI ? » s’interroge-t-il. Puis le Ministre dénoue l’imbroglio autour du discours du 6 août 2018 : « C’était de comprendre, qu’étant partie prenante d’une institution africaine, il y a eu une interpellation sur un sujet et cela a été intégré parce que nous respectons ces différents instruments internationaux, et la perspective donnée dans le discours du Chef de l’Etat, c’était 2020. » 

Point barre, avons-nous envie de dire à la place du porte-parole du Gouvernement. Clairement, le pouvoir est arc-bouté sur sa position et bien fort sera celui qui l’en détachera. 

Vers un boycott du FPI et du PDCI ?

Au cours de ce communiqué, M. Sidi Touré a aussi annoncé que la campagne électorale sera ouverte le vendredi 28 septembre 2018 à 00H00min et close le jeudi 11 octobre 2018 à 00H00min, soit 14 jours en tout. 

L’on pourra donc dire que tout est déjà prêt pour la grande messe électorale, si c’est le mot qui convient, car deux grosses têtes de la politique ivoirienne risquent de ne pas y participer. Il s’agit du Front Populaire Ivoirien (FPI) de Sangaré Aboudramane et le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié. Le premier parti, on le connait assez pour sa tradition des boycotts et personne ne doute qu’il fera comme en 2015 si le Gouvernement s’entêtait. Quant au 2e parti cité, les certitudes de boycott sont moins fortes car habitué à partager le gâteau avec l’allié RDR. 

Etant donné que les complaintes de l’opposition ne font pas sourciller, d’un trait, le pouvoir d’Abidjan, il est clair qu’un boycott massif des élections locales prochaines est le scenario le plus envisageable. 

Paula K. avec Alex Dimeco, Correspondant/Akody.com

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