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Retour au pays : la réinsertion, le casse-tête des réfugiés ivoiriens

Quelque 107 réfugiés de la crise post-électorale de 2010 qui vivaient en Guinée, ont regagné, jeudi soir leur pays d’origine où la réinsertion constitue pour eux un casse-tête, a constaté APA sur place à la frontière ivoiro-guinéenne.
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La réintégration demeure la priorité après la joie du retour à la base, à l’instar de Sidiki Chérif faisant partie de ce groupe de réfugiés en Guinée voisine qui a opté pour le retour en terre ivoirienne. Vendredi matin, Sidiki Chérif vient de passer sa première nuit dans son pays d’origine, précisement dans sa région natale, Danané.

« Je suis content d’être ici, après 14 ans d’exil, je suis fier d’être chez moi », confie Sidiki Chérif à APA à son arrivée au Centre de transit du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à Danané après avoir parcouru les routes  « difficiles » pour rejoindre la Côte d’Ivoire à partir de la ville de Sipilou aux environs de 13h10 (heure locale et Gmt).

Pour cet ancien planteur contraint d’abandonner sa patrie à l’en croire après le passage des mercenaires libériens, « l’heure est à la réinsertion ». « Mes deux maisons ont été détruites de même que mes plantations…je vais rependre tout à zéro », indique-t-il, affichant, cependant,  un brin d’optimisme.

Depuis la Guinée, M. Chérif,  la quarantaine révolue, qui compte à sa charge 17 personnes a déjà une idée de sa réintégration.

« J’ai acquis des expériences pour  extraire l’huile afin d’en  faire du charbon et les déchets  qui pourront également  aider à nourrir les animaux », partage-t-il, appelant à un ‘’soutien’’ de son projet. Pour lui, insiste-t-il, « le  projet  est très rentable .Il me tient à cœur, je veux le mettre  en œuvre ».

« J’encourage mes frères à retourner au pays .Qu’on accepte de venir bâtir ensemble le pays », lance Sidiki Chérif qui n’a pas chômé durant son séjour en Guinée dans la région du Massenta alliant plusieurs boulots dont celui d’enseignant.

Au niveau du HCR, qui met en œuvre cette politique, les responsables précisent que ces  retours sont volontaires.

Le Chef de la  Sous délégation du HCR à Guiglo, Christopher Raymond,  révèle qu’il s’agit « d’ un long processus. Nous commençons par les campagnes de sensibilisation pour les inviter à regagner la terre natale, sur la base que le pays est pacifié ».

« La dignité et la sécurité sont des principes du rapatriement», explique le responsable de l’institution onusienne basée à Guiglo. Au centre de transit, les réfugiés sont soumis à plusieurs exercices avec comme acteurs les partenaires du HCR.

Ce sont  entre autres, l’enregistrement,  le contrôle sanitaire avant de recevoir la somme de 150 000 FCFA par adulte, 100 000 FCFA par enfant, des kits composés de couvertures,  ustensiles. Un suivi est également fait après ces retours.

Depuis octobre 2011, l’Agence des nations unies pour les réfugiés et ses partenaires  ont facilité le retour  volontaire de plus de 267 000 réfugiés ivoiriens.      

SY/ls/APA
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