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Selon Eric-Aimé Sémien, le président de l’OIDH, des mandats d’arrêts contre le camp Ouattara prêts

Le temps aura-t-il un jour raison du camp Ouattara? A quand des poursuites dans le camp Ouattara ?
Quand on sait qu’avec une rapidité déconcertante, le Bureau du procureur a bouclé ses enquêtes et délivré des mandats d’arrêts à l’encontre de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Pire, la même Cour réclame sans cesse l’ex-première Dame, Mme Ehivet Simone Gbagbo. Des attitudes qui  ne sont rien d’autres qu’un acharnement judiciaire. Car comment comprendre que près de sept ans après la fin de la crise postélectorale et la déportation de Laurent Gbagbo  devant la  Cpi,  le camp Ouattara se la coule douce, sans éprouver la moindre gêne ? « Il convient de noter que  la méthode de l’ex procureur Luis Ocampo  est différente  de celle de l’actuel, Fatou Bensouda.
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En effet, Luis Ocampo a  fait le choix des arrestations avant de procéder aux investigations (Côte d’Ivoire 1). Ce qui  justifie la détention de Laurent Gbagbo, à La Haye. Quant à la gambienne, Fatou Bensouda, elle procède par des investigations (Côte d’Ivoire)  avant toute arrestation», a expliqué le président de l’Observatoire ivoirien des droits de l’Homme (Oidh), Eric-Aimé Sémien, un habitué des couloirs de la Cpi. C’était en réponse à une préoccupation d’un participant au séminaire de renforcement des capacités des professionnels de médias sur la procédure judiciaire de la Cpi, tenu les  vendredi  2 et samedi 3 février 2018. Le premier responsable de l’Oidh n’a pas manqué de s’inquiéter comme la majorité des Ivoiriens, sur le retard accusé  sur la Côte d’Ivoire. «Il y a des raisons de s’inquiéter sur le retard pris sur la Côte d’ivoire 2 (les investigations visant le camp Ouattara)», a indiqué M. Sémien.

Poursuivant, il s’est fait plus  précis. «Sur la situation Côte d’Ivoire, il y aura des surprises. Des mandats d’arrêts sous scellés sont disponibles (à l’encontre du camp Ouattara). Il y a des avancées sur la situation de la Côte d’Ivoire», a révélé le président de l’Oidh, très au parfum de la procédure judicaire internationale. Le responsable des droits de l’Homme des droits, se fie aux informations qu’il a reçues auprès de la Cour. Toutefois, a-t-il pris le soin de noter qu’il  est fort possible qu’il y ait un changement au niveau de l’équipe qui poursuit, quand le moment sera venu. En tout état de cause, a croire M. Sémien, «des mandats d’arrêts sous scellés sont disponibles à l’encontre du camp Ouattara».  Ce n’est plus qu’une question de temps a pour sa part ajouté un autre intervenant qui a émis un doute. «Mais il faut douter de l’effectivité de cette poursuite. La Cpi est dans une gêne totalement sur le sujet», a estimé le journaliste André Sylver Konan.

Craignant que « le Rhdp (la coalition au pouvoir) collabore avec l’institution judiciaire internationale quand  ces mandats  seront lancés ».  Or, s’inquiète M. Sémien de l’Oidh, « plus le temps passe, plus on s’éloigne de la vérité ».  Voilà la problématique qui expliquerait la gêne à laquelle fait face la Cpi. En visite de travail et d’amitié en France, en 2016, Alassane Ouattara a soutenu mordicus qu’il n’enverrait plus aucun Ivoirien à la Cpi. « La Cpi a joué le rôle qu’il fallait. Maintenant nous avons une justice qui est opérationnelle et qui a commencé à juger tout le monde. Et je n’enverrai plus d’Ivoiriens à la Cpi puisque nous avons maintenant la capacité de les juger. » Avait-il laissé entendre. Une déclaration du chef de l’Etat ivoirien qui a été battue en brèche par  le Bureau de la Procureure. Fatou Bensouda en personne a tenu à rassurer les pro-Gbagbo sur le fait que son équipe travaille « en toute impartialité » en annonçant que les pro-Ouattara seront également «auditionnés». En d’autres termes, la Côte d’ivoire se doit de coopérer après avoir reconnu la compétence de la Cpi.

T N
Source: letempsinfos.com

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